Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Sherlock

Publié le par Gwladys Jativa

Réplique emblématique.

« Après une longue tirade de Sherlock Holmes, Watson époustouflé répond :

  • Extraordinaire… !
  • Vraiment ?
  • Oui, c’est tout à fait extraordinaire !
  • Ah… Ce n’est pas ce qu’on me dit d’habitude…
  • Ah bon ? Qu’est-ce qu’on vous dit d’habitude ?
  • Va te faire foutre. »

En résumé.

Qui ne connait pas Sherlock Holmes ? Personnage de fiction mythique créé par Sir Arthur Conan Doyle, il est l’archétype du détective.

Il y a eu de multiples séries et films sur ce personnage. La série la plus ancienne dont je me souvienne s’intitulait déjà « Sherlock Holmes » et le personnage principal était incarné par Jérémy Brett. J’adorais son nez un peu crochu, son regard d’aigle et son jeu d’acteur qui ont fait de lui un Sherlock Holmes très convaincant.

Il y a, plus récemment, la série « Elementary » qui reprend l’œuvre de Conan Doyle avec quelques changements majeurs : elle se passe au XXème siècle, John Watson devient Joan Watson et est une femme, etc.

Il existe également une série d’animation télévisée de Sherlock Holmes du célèbre réalisateur japonais : Hayao Miyazaki. Ou Sherlock est un renard très très rusé (comme il se doit) !

En 2009 sortait le film « Sherlock Holmes » avec Robert Downey Jr (alias Iron Man) dans le rôle-titre, et Jude Law incarnant Watson.

En 2011, sort le deuxième opus : « Sherlock Holmes : jeu d’ombres » avec les mêmes acteurs, on ne change pas une équipe qui gagne...

Dans « Sherlock », cette mini-série Anglaise que je vous présente aujourd’hui, il y a également quelques adaptions non négligeables de l’univers de Conan Doyle. La principale étant que la série se déroule au XXIème siècle.

Sherlock est toujours aussi inadapté au monde et aux relations sociales. Toutefois, il maitrise plus que bien les outils technologiques ! Comme tout ce qu’il fait d’ailleurs…  

 

Les personnages principaux.

Sherlock Holmes

(Benedict

Cumberbatch)

Sociopathe. Dépendant à divers substances. Et supérieurement intelligent. Il observe de manière aigüe tout ce qui l’entoure et en tire des conclusions. Parfois il émet quelques suppositions, mais c’est somme toute assez rare. Tout son génie tient dans le fait qu’il observe autant ce qui relève de la vue, mais aussi ce qu’il entend tout autant que ce qu’il n’entend pas (un silence en dit parfois plus long que toute une tirade…), ce qu’il sent, et parfois même ce qu’il goute…

Comme dans les livres, Holmes joue du violon quand il réfléchit, et parfois quand il est agacé, ou encore quand il s’ennuie.   

Parfois on pourrait le croire méchant. En fait, il n’est tout simplement pas conscient de l’impact émotionnel de ce qu’il énonce comme des faits.

On pourrait dire de lui la même chose que ce qu’Hermione dit à Ron dans « L’ordre du Phenix » : il a la capacité émotionnelle d’une petite cuillère…

John Watson

(Martin Freeman)

Médecin militaire. Quand il rencontre Holmes, il tente de se remettre d’une blessure reçue en Afghanistan.

A l’inverse de Holmes il est plutôt d’une nature sociable bien qu’assez solitaire.

Dans cette série, Watson sert en quelque sorte d’interface entre Sherlock Holmes, totalement inadapté à la société, et les autres personnes avec lesquelles ce dernier est amené à interagir.

Ainsi il amène parfois Holmes à taire certaines remarques, mais aussi à se livrer plus au niveau émotionnel. Ce qui est un vrai challenge !

Mycroft Holmes

(Marc Gatiss)

 Le plus intelligent des deux frères. Ce qui n’est pas peu dire étant donné le niveau déjà élevé de Sherlock Holmes…

Et encore plus solitaire, et très probablement inadapté lui aussi.

Dans les livres on en sait assez peu sur Mycroft. Ici on le découvre un peu plus : très attaché à son frère, même si il semble passer son temps à vouloir convaincre tout le monde du contraire, et impliqué au premier plan dans le gouvernement anglais (Sherlock dit de lui « il EST le gouvernement »).

Inspecteur Lestrade

(Rupert Graves)

En comparaison de Sherlock Holmes il passe pour le benêt de service…

Pourtant dans cette série, Lestrade à un côté touchant et très humain. Même si Sherlock le laisse parfois pantois, il semble le comprendre et lui accorder une grande confiance tout en passant outre les exubérances de notre personnage.

Lorsqu’il recommande Holmes à un collègue, il lui dit : « Je sais que c’est ton enquête, mais accordes lui 5 minutes. Ecoutes très attentivement ce qu’il te dit. Et essaye de ne pas le tuer… »

 

Ce que j’aime dans cette série.

Tout d’abord elle est courte. 12 épisodes au total. Même si, pour le coup, on aurait sans doute apprécié de retrouver ce personnage tellement attachant pour quelque saisons encore.

Ensuite, et ce malgré les adaptations temporelles, elle respecte l’œuvre originale.

La plupart des aventures de la série sont de réelles adaptations des romans de Conan Doyle. On retrouve par exemple « Le Chien des Baskerville », mais aussi « Une étude en rouge » (qui pour le coup devient une étude en rose) et encore « Le Dernier Problème », etc.

Alors certes, on ne retrouve pas les chutes du Reichenbarch, qui signent la fin de Moriarty dans les œuvres littéraires. En fait, on ne les retrouve pas comme on les connait en tant que lecteurs de Conan Doyle. Néanmoins j’aime beaucoup la transposition qui en est faite : je la trouve assez exceptionnelle. Je n’en dévoilerai pas plus : je ne voudrai pas gâcher le plaisir de ceux de mes lecteurs qui n’ont pas encore regardé cette série que je vous recommande vivement. 

 

Fiche technique.

Création

Mark Gatiss
Steven Moffat
d'après l'œuvre de Sir Arthur Conan Doyle

Production

Sue Vertue

Acteurs principaux

Benedict Cumberbatch
Martin Freeman
Rupert Graves
Mark Gatiss
Andrew Scott

Musique

David Arnold
Michael Price

Pays d'origine

Royaume-Uni

Chaîne d'origine

BBC One

Nb. de saisons

4

Nb. d'épisodes

12 + 1 hors-série

 

 

Pour la petite histoire.

Les deux acteurs principaux tourneront encore ensemble après cette série.

En effet, nous retrouverons Martin Freeman (le bon docteur Watson) dans la peau de Bilbon Sacquet dans la trilogie du Hobbit. Et Benedict Cumberbatch me direz-vous ? Il incarne le dragon Smaug ! Il a joué ce rôle entièrement en Motion Captur. Mais ce n’est pas tout ! Il incarne un autre personnage dans cette trilogie… Vous ne voyez pas ?... C’est lui qui joue… Sauron !

Benedict Cumberbatch semble d’ailleurs apprécier les rôles de sociopathes… Il incarne magnifiquement le personnage d’Alan Turing dans le film « Imitation Game » en 2014. Certes le personnage n’est peut être pas tout à fait sociopathe, mais il n’était pas tout à fait sociable non plus… Un film magnifique et très instructif que je vous recommande.

Un an auparavant, en 2013, il joue dans Star Strek « Into the Darkness » de J.J.Abrams. Il y incarne le personnage de Khan Noonien Singh…Pas vraiment un personnage gentil et sympathique non plus… Quoiqu’il ne soit pas totalement méchant non plus : quand on connait son histoire on arrive même à avoir de la compassion pour lui. Mais on est loin du Mahatma Gandi…

En 2016, il joue à nouveau deux rôles dans un seul et même film… Avez-vous une idée ?  

Le plus facile d’abord : c’est dans le film « Docteur Strange », il joue…Stephen/Docteur Strange. Il est certes du côté des « gentils » mais côté empathie, compréhension de ses interlocuteurs, il a encore du boulot…

Et ce n’est pas le seul personnage qu’il incarne dans ce film ! Comme dans le Hobbit, il joue ce second rôle tout en Motion Captur. Il incarne Dormammu, LE grand méchant du film.

Vous avez aimé cet article? Vous avez des questions ? Des remarques ?

Partagez les moi dans les commentaires ! Je serai ravie d’échanger avec vous ! 😉

Et si vous souhaitez regarder/offrir cette série, vous pourrez la trouver en cliquant sur le lien ci-dessous :


« Sherlock », l’intégrale

Commenter cet article