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NCIS.

Publié le par Gwladys Jativa

Séries, TV séries américaines
NCIS

Réplique emblématique :

« Notre chef d'équipe est... le courageux agent spécial Leroy Jethro Gibbs. Ancien sergent d'artillerie, tireur d'élite de la Marine, amateur de café et quasiment muet. »

DiNozzo

 

Introduction.

Que l’on aime ou pas, NCIS est un morceau d’anthologie dans les séries américaines. Elle est diffusée depuis 2003 et rencontre toujours un énorme succès aux Etats Unis. Un spin-off est même créé et diffusé depuis 2009 : NCIS Los Angeles. Devant le succès de cette première série dérivée, une autre voit le jour en 2014 : NCIS Nouvelle Orléans.

Chaque personnage pourrait être comparé à un archétype Jungien, et tous ensemble ils forment une espèce de grand système dans lequel il est difficile de faire sans l’un des membres. Imaginez un corps humain auquel il manquerait la tête, ou les jambes. Sans certains de ses membres, le système peut encore fonctionner, mais différemment et souvent moins bien.

 

Résumé.

Le NCIS est une agence fédérale américaine chargée d’enquêter sur des crimes au sein de la Navy et des Marines (deux des 5 corps d’armées américains). Au sein de cette agence, l’équipe d’agents spéciaux de Leroy Jethro Gibbs enquête sur différents crimes.

 

Les personnages principaux.

Leroy Jethro Gibbs

 (Mark Harmon)

Le chef, l’homme d’action, et dans ma métaphore : la tête. Sans lui, plus de série…

Comme le dit ma citation de démarrage, le personnage est en effet peu loquace. Et c’est d’ailleurs ce qui fait sa grande force en tant que chef d’équipe : il n’a pas besoin de détailler ou d’expliquer pendant des heures ce qu’il attend de ses subordonnées, ils le savent et ils anticipent ses demandes.

Il ne se livre pas facilement, et finalement on ne connait pas grand-chose de lui : la plupart de ce que l’on apprend sur l’histoire de ce personnage, on l’apprend par d’autres personnages.

Il a un côté paternaliste et très protecteur avec les membres de son équipe.

Anthony DiNozzo

(Michaël Weatherly)

Le séducteur et parfois l’adolescent attardé. Le plus ancien dans l’équipe, il est passionné par le cinéma et ne cesse de faire référence aux films qu’il aime et de se comparer à leurs acteurs. Entre autre références citées, les différents James Bond, Usual Suspect, Le Parrain, etc.

Il est celui, avec Ducky, qui semble le mieux connaître Gibbs.

Bien que très bon agent, et sous des dehors exubérants, DiNozzo semble être un personnage qui manque cruellement de confiance en lui. Il semble être en permanence à la recherche de l’approbation de Gibbs qui est à la fois son chef d’équipe, mais aussi son mentor dans bien des domaines. Et parfois également un père de substitution…

Timothy Mc Gee

(Sean Murray)

Le geek. Celui qui est en phase avec son époque. Il doute beaucoup et se pose énormément de questions.

Quand il arrive dans l’équipe, il a du mal à trouver sa place parce qu’il n’a jamais fait partie de la Navy ou des Marines contrairement à Gibbs.

Avec l’aide de Kate, puis de Ziva, il gagnera en confiance et en assurance.

Dr Mallard dit Ducky

(David Mc Callum)

Le Sage. Celui a qui on peut se confier et vers qui l’on se tourne pour de sages conseils.

Il est le médecin légiste de l’équipe. Il a toujours des anecdotes à raconter et sa culture et ses connaissances semblent inépuisables.

Au contraire de Gibbs, c’est un incorrigible bavard : il parle même à ses patients…

 

Ziva David

(Cote de Pablo)

Le Féminin Guerrier. Son personnage remplace celui de Kate à la fin de la deuxième saison. Ces deux personnages féminins se ressemblent énormément.

Quand elle intègre l’équipe, c’est en tant qu’agent de liaison du MOSAD. Ensuite, elle deviendra agent à part entière et coupera tous liens avec son unité d’origine.

Elle doit donc apprendre énormément de choses pour devenir une bonne enquêtrice, et Gibbs n’est pas forcément un grand pédagogue…

Elle ne se laisse pas facilement impressionner, et bien que manquant cruellement du soutien de sa famille, elle est plutôt sûre d’elle et de ses compétences : elle sait ce qu’elle sait faire

 

Abigail Sciuto dite Abby

(Perrey Paulette)

L’Enfant rebelle. DiNozzo la décrit comme : « l'experte en médecine légale du NCIS, le cœur et l'âme, un paradoxe emballé dans un oxymore, étouffé de contradictions, dormant dans un cercueil. La plus heureuse gothique que vous n'ayez jamais vue. »

Elle semble avoir avec Gibbs une relation fille/père.  

 

 

       
Series TV, séries américaines, NCIS,
DiNozzo

Fiche technique. (source : wikipedia)

Titre original

Navy NCIS puis NCIS

Genre

Policier, thriller

Création

Donald P. Bellisario
Don McGill

Production

Paramount Television
Belisarius Productions

Acteurs principaux

Mark Harmon
David McCallum
Sean Murray
Cote de Pablo
Michael Weatherly

Pauley Perrette

Musique

Brian Kirk

Pays d'origine

États-Unis

Chaîne d'origine

CBS

Nb. de saisons

16

Nb. d'épisodes

354

Durée

41 à 45 minutes

 

Ce que j’aime dans cette série

Pour ma part, il y a beaucoup de choses que j’aime dans cette série. Tout d’abord chaque personnage, incarnant pour moi un archétype, est en constante évolution. Abby par exemple, évolue dans sa relation avec son père de substitution Gibbs. Là où elle est très dépendante de lui sur le plan affectif dans les premières saisons, elle semble s’en détacher au fil du temps. McGee de son côté, passe du bleu hésitant, bafouillant, à un agent expérimenté, plus sûr de lui et plus serein.

Par ailleurs, la série est bourrée d’humour. Dans chaque épisodes, les personnages se taquinent, rient ensemble, et le spectateur rit avec eux. Les « erreurs » de traduction de Ziva, dont l’anglais n’est pas la langue maternelle, sont toujours très drôles et, pour une fois, très bien amenées dans la traduction française !

Et puis, il y a bien sûr la structure de chaque épisode. Tout d’abord la découverte du corps. L’équipe arrive sur place, et c’est l’entrée du personnage de Ducky avec ou sans son assistant. Scène suivie ou précédée d’une touche d’humour qui annonce souvent le sujet sous-jacent à l’enquête ( ce qui va se passer dans les relations entre les personnages). Tout au long de leur enquête, ce « sujet bis » restera présent et sera conclu en fin d’épisode souvent par une autre touche très drôle. Dans chaque épisode, il y a u moins un passage à la morgue qui se trouve en sous-sol du bâtiment du NCIS. Doit on en conclure que pour résoudre certaines difficultés il faut parfois plonger dans les profondeurs et la noirceur de l’âme humaine ? Je vous laisse tirer vos propres conclusions sur le sujet, mais symboliquement je trouve l’image générée par la mise en scène de la série très intéressante…

Enfin, les références cinématographiques sont toujours très bien amenées et exactes. J’ai particulièrement apprécié ce moment ou, dans l’épisode 23 de la saison 3, DiNozzo raconte à demi-mots une partie du scénario de Usual Suspect. Le scénario de l’épisode collant tout à fait au scénario du film bien sûr !

Gibbs est par ailleurs un personnage plus complexe que ce qu’il laisse paraître. Bourru certes, et en même temps très gentil et attentif aux autres.

Peu loquace, et en même temps il sait dire exactement ce qu’il faut au bon moment. Rigide avec ses « règles », et sachant les transgresser lorsque cela s’avère nécessaire. Il incarne le père de substitution pour beaucoup des membres de son équipe. Il sait toutefois adapter sa manière de faire à chacun d’entre eux… Une telle souplesse comportementale laisse supposer beaucoup d’empathie pour les autres, même si il ne la manifeste pas outre mesure.

Séries TV, Séries américaines, MOSAD, NCIS
Ziva David

Pour la petite histoire.

A la fin de la saison 3 Gibbs prends une retraite anticipée. Qui dure peu, puisqu’à ce jour nous en sommes à la 16ème saison et comme je vous le disais plus haut, sans « la tête », plus de série.

En fait, Mark Harmon ne s’entendant plus avec Bellisario (showrunner et producteur exécutif de l’époque), avait menacé de quitter la série. Raison pour laquelle le scénario avait mis en place cette « retraite ». Mais les patrons de CBS ont dû comprendre que sans l’acteur la série risquait de couler. Alors ils ont cédé : Bellisario a quitté sa fonction de showrunner tout en conservant celle de producteur exécutif, et Mark Harmon a repris le rôle de Gibbs dès le début de la saison 4.

 

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Si vous voulez voir et/ou offrir cette série, vous pourrez la trouver en cliquant sur le lien ci-dessous :

« NCIS » l'intégrale saisons 1 à 12

 

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Elementary.

Publié le par Gwladys Jativa

Réplique emblématique :

« Les points de vue sont comme les anus Watson. Tout le monde en a un. » »

Holmes.

Elementary, Séries TV, Séries américaines

Résumé.

Les puristes de Sherlock Holmes auront peut-être du mal à s’y retrouver. Dans cette série, Holmes a des amis, les policiers ne sont plus des benêts qui ne servent que de faire valoir au génie du personnage, Watson n’a plus ce côté débonnaire et gentil naïf qu’on lui connaissait. En fait, Watson n’est même plus un homme.

Dans cette série, John Watson est devenu Joan Watson et est une femme. Ancienne chirurgien, elle est devenue « marraine d’abstinence ». Et c’est pour cette fonction, que le père de Sherlock Holmes l’a engagée pour veiller sur son fils qui sort d’une cure de désintoxication à New York.

Eh non… nous ne sommes même pas au 221B Baker Street…

 

Les personnages principaux.

Sherlock Holmes

 (Jonny Lee Miller)

Héroïnomane tout juste sorti de cure de désintoxe quand la série commence.  

Même si il a un côté très asocial et solitaire et qu’il lui manque quelques notions de diplomatie, Holmes parvient à se faire des amis, autre que Watson.

Il entretient d’assez bonnes relations avec les membres de la police avec lesquels il travaille (ce qui n’est pas le cas dans Sherlock ou une femme inspecteur l’appellera jusqu’à la fin « le psychopathe »). Il ne fait pas encore preuve du plus haut Quotient Emotionnel qui soit, mais il sait éprouver de l’empathie pour ceux qu’il aime. Oui, vous avez bien lu : Sherlock Holmes aime d’autres êtres humains dans cette série !

Il a par ailleurs un style vestimentaire bien à lui. Lors des premiers épisodes on le voit portant un tee-shirt sous un gilet de costume, le tout complété par une veste plus ou moins assortie au gilet. Le pantalon étant, quant à lui, dépareillé du costume.

Watson

(Lucy Liu)

Ancienne chirurgien, puis marraine d’abstinence avant de devenir enquêtrice, Joan Watson se cherche.

Elle semble manquer de confiance en elle, ce qui peut sembler paradoxal pour un chirurgien…

Elle fait preuve de beaucoup d’empathie pour les autres et est un personnage très à l’écoute de ses interlocuteurs ce qui nous la rend très sympathique. Dans les premiers temps, elle est un peu le « contrepoids » de Holmes.

Mais Sherlock évoluant vers de  meilleurs relations avec les autres êtres humains, on peut voir Watson évoluer elle aussi : elle gagne en assurance et devient une réelle partenaire pour le génial enquêteur qui en arrive à lui déléguer totalement certaines enquêtes.

Un autre domaine ou elle fait le contrepoids de Holmes c’est sur les tenues vestimentaires ! Joan semble parfois faire un défilé de mode plus que mener une enquête policière…

Capitaine Gregson

(Aidan Quinn)

Il n’a rien de commun avec l’Inspecteur Lestrade de Conan Doyle ou même le Lestrade de Sherlock.

Ici c’est un capitaine de police aimé et respecté de ses hommes que l’on découvre petit à petit.

On en sait assez peu sur lui. Il est marié, puis divorcé, et a une fille elle aussi dans la police.

Il sait comprendre ses subalternes et ses consultants. Mais il sait aussi leur fixer des limites, même si certains ne les respectent pas toujours…

C’est un bon meneur d’hommes semble-t-il.

Clyde

Non… Tout bien réfléchi, je vous laisse découvrir Clyde par vous-même ! Un personnage peu loquace mais qui apporte sa patte personnelle… 😉

 

       
elementary Séries TV, Séries Américaines
Sherlock ou Elementary?

Fiche technique. (source : Wikipedia)

Titre original

Elementary

Autres titres
francophones

Élémentaire (Québec)

Genre

Série policière, action

Création

Robert Doherty

Acteurs principaux

Jonny Lee Miller
Lucy Liu
Aidan Quinn
Jon Michael Hill

Pays d'origine

États-Unis

Chaîne d'origine

CBS

Nb. de saisons

6

Nb. d'épisodes

138

Durée

42 minutes

Ce que j’aime dans cette série

Là ou « Sherlock », la mini-série de la BBC, avait plus orienté ses scénarii sur le côté « sociopathe de génie » du personnage, Elementary choisi de présenter son personnage sous le côté de ses addictions.

Dans Conan Doyle, Holmes est héroïnomane, fumeur, et très probablement accroc à son travail également.

Cet aspect du personnage est très peu évoqué dans « Sherlock », si ce n’est au travers de quelques allusions aux patchs à la nicotine qu’utilise Holmes quand il doit réfléchir à certains problèmes épineux.

Ici, toute la série tourne autour de l’addiction de Holmes et de sa guérison. De son abstinence. Bien sûr, chaque épisode est l’objet d’une enquête policière ou Holmes met en œuvre ses grandes capacités d’observations et de déductions. Et tout au long des saisons on découvre les difficultés qu’il rencontre pour rester abstinent. Comment ce parcours initié avec le parrainage, le marrainage pour être plus exacte, de Joan Watson, devient parfois un parcours du combattant. Holmes, qui a pour habitude de résoudre tous les problèmes qui lui sont posés, ne peut résoudre celui-là. Il lui faut du temps et l’aide de ceux qui l’entourent, pour comprendre et accepter que l’abstinence n’est pas un but, pas une fin en soi. C’est un chemin. Et un chemin sans fin que l’ancien dépendant (peu importe à quoi il/elle était accroc) doit poursuivre tous les jours sans exception. 

 

Une mention spéciale pour le générique réalisé par Simon Clowes. Là ou l’économie a tendance à réduire à trois fois rien les génériques, celui-ci dure trente secondes dans sa version intégrale. Et il y a trois autres versions plus ou moins courte selon les besoins de l’épisode. Clowes s’est inspiré d’une scène de l’épisode pilote et des machines de Rube Goldberg. Qui est Rube Goldberg ? Et que sont ses machines, me direz-vous ?

Rube Goldberg était un dessinateur de presse américain de la première moitié du XXème siècle. Ses machines avaient pour vocation de réaliser des tâches simples de manière complexe. On pourrait les résumer par cette question « pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ? »

Elementary Séries TV Séries américaines
Machine de Golberg : la machine pour s'essuyer la bouche...


Le générique de la série met en scène une de ces machines qui se veut une représentation des processus mentaux d’un génie comme Sherlock Holmes. Tout comme la bille que l’on suit dans le générique, les pensées du génie peuvent être tortueuse, faire des détours, sont complexes. Et arrivent toujours au but. Ici, mettre en prison le criminel représenté par le petit bonhomme en plomb sur lequel tombe une cage métallique à la fin du générique. Et tout comme la souris que l’on voit courir sans fin dans sa roue, le cerveau du génie ne s’arrête jamais. Je note également que Clowes n’a pas choisit un hamster, mais une souris qui symbolise la vie souterraine et nocturne. Animal très curieux, quand elle trouve une graine qui l’intrigue, elle l’emmène dans son terrier pour l’examiner et comprendre. Elle a l’ouïe très fine de même que l’odorat. Par ailleurs, elle a beaucoup d’ennemis et de prédateurs qui s’en nourrissent.

Tout comme Sherlock Holmes…

Enfin, si vous regardez le générique très attentivement, voire au ralenti, vous remarquerez que les noms des acteurs apparaissent à l’image sous forme de puzzle. Les lettres sont tronquées, il leurs manque des morceaux, incitation au spectateur pour… l’observation et la déduction !

Elementary, Séries TV, Séries américaines

Pour la petite histoire.

Savez-vous que l’expression « Élémentaire, mon cher Watson » n’apparait nulle part dans l’ensemble de l’œuvre de Conan Doyle ?

Sherlock Holmes emploi bel et bien l’exclamation « élémentaire ! », et appelle souvent son ami « mon cher Watson » mais il n’y a aucune trace des deux réunies !

Cette expression semble avoir été créée pour les besoins du film « Le retour de Sherlock Holmes » de 1929.

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« Elementary : saison 1 à 5 »

 

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Dr House.

Publié le par Gwladys Jativa

Réplique emblématique :

« Foreman : Il ne faudrait pas parler à la patiente avant de faire un diagnostic ?

House : Non, tout le monde ment !

Cameron (en aparté à Foreman) : le docteur House voit rarement les patients…

Foreman : c’est pas pour soigner les patients qu’on est devenu médecin ?

House : Faux ! C’est pour soigner les maladies qu’on est devenu médecin. Soigner les patients c’est ce qui rend nos collègues malheureux. »

Saison 1. Pilote.

Série TV Sérié américaine
Dr House

Résumé.

Gregory House est LE meilleur médecin interniste qui soit. C’est le Sherlock Holmes des diagnostics. Et comme Sherlock Holmes, il a quelques déviances comportementales, voire mentales…

Il exerce dans l’hôpital fictif de Princeton-Plainsboro dans le New Jersey, et il est entouré d’une équipe de trois médecins qui l’aident à poser des diagnostics quand tous les autres praticiens ont échoués. Souvent en conflit avec sa collègue et directrice Lisa Cuddy, il fait montre d‘une rare mysoginie… entre autres comportements dysfonctionnels…

 

Les personnages principaux.

Dr Grégory House

 (Hugh Laurie)

Pour vous présenter ce personnage, je vais vous livrer ici l’analyse que j’en ai faite dans mon mémoire de fin de formation à la relation thérapeutique. Nous pouvions présenter des études de cas réels, aussi bien qu’imaginaires. Notre analyse devait mettre en évidence un ou plusieurs des 5 piliers de la relation d’aide :

  • La complexité : dialogique et symboles
  • L’appareil psychique
  • L’intersubjectivité : les relations Sujet/Objet
  • Le langage et l’Autre
  • Aider/Aimer

House fait donc partie des sujets que j’ai analysé.

« Ce personnage est, de mon point de vue, l’incarnation de la complexité humaine et plus particulièrement de la dialogique.

Si on s’attache à ce qu’il provoque chez le spectateur en terme émotionnel, il est à la fois tout à fait antipathique par son côté sarcastique, méchant, provoquant, et à la fois extrêmement sympathique par son côté blessé et fragile,  et finalement profondément humain.

Dans ses comportements, il est également assez contradictoire au premier abord. En effet, il passe son temps à dénigrer les individus qu’il côtoie, à clamer qu’il n’aime pas le genre humain, à faire des « blagues » à ses amis (blagues qui ont parfois de lourdes conséquences) et en même temps ne vit que pour sauver et guérir des humains.

Il en va de même pour ses comportements avec ses collaborateurs : en effet, il se montre extrêmement blessant et méprisant avec eux, et ce faisant, les amène à donner le meilleur d’eux même. Il prétend ne pas les aimer, et en même temps fait en sorte qu’ils évoluent, tant en termes de savoir être, qu’en termes de savoir-faire.

 

Dans ses relations avec ses patients, il illustre très bien le troisième pilier : l’intersubjectivité. Le Docteur House est donc médecin. Chef du service de diagnostic différentiel d’un hôpital américain. Et il refuse de rencontrer et même de parler à ses patients. On remarque, au fil des épisodes, que tant qu’il ne les rencontre pas il se trompe dans ses diagnostics et l’état du patient s’aggrave. Tôt ou tard, et souvent tard, il décide de rencontrer son patient, et c’est le moment où il finit par trouver le bon diagnostic. Je pense que ne pas rencontrer le patient, est un très bon moyen pour pouvoir continuer à le voir comme Objet. La rencontre et l’échange verbal avec le patient amène bien souvent le docteur House à le considérer comme Sujet (ce qui semble être très inconfortable pour lui). Et c’est le moment où, là aussi, l’alliance thérapeutique peut se faire. Tant qu’il ne côtoie pas ses patients, ils restent des Objets. Quand il les rencontre enfin, je ne dirai pas qu’il va jusqu’à les aimer, néanmoins il leur redonne leur place de Sujet et peut enfin les aider. Ce qui pour moi, illustre également le cinquième pilier.

Garder ses patients à l’état d’Objet me semble être un mécanisme de défense. En effet, il y a chez ce personnage quelque chose des comportements paranoïaques : « tout le monde ment » ne cesse-t-il de clamer, ainsi que des comportements sociopathiques : il exploite ses collaborateurs de même que son seul ami, utilise la ruse pour arriver à ses fins, pense que c’est la loi du plus fort qui régit le monde, utilise et revendique l’usage du mensonge et de la tricherie (nouvelle illustration de la dialogique puisqu’il reproche à ses patients de mentir), et se moque éperdument de ce que les autres pensent ou ressentent.

Il active néanmoins d’autres mécanismes de défense tel que le déni névrotique : tout le monde se rend compte de sa souffrance aussi bien physique que psychique et émotionnelle, sauf lui. Tout le monde se rend compte qu’il a besoin d’aide. Sauf lui. Il active également le mécanisme de défense dit de « la rationalisation » : il a toujours  d’excellentes explications à ses comportements. Également l’addiction : médicaments et travail. Et enfin, je me demande dans quelle mesure les « blagues » qu’il fait aux personnes qui l’entourent ne sont pas une forme de mécanisme de défense par passage à l’acte. »

Pour résumer : ce personnage est l’exemple type du « sale con certifié » (très différent du « sale con occasionnel » que nous pouvons tous être), et pourtant on s’attache à lui !

Dr Lisa Cuddy

(Lisa Edelstein)

Non seulement médecin mais aussi directrice de l’hôpital, elle est souvent amenée à s’opposer à House et à ses lubies. Et de ce fait elle fait souvent les frais de ses « plaisanteries » mais aussi de ses attaques ouvertes.

Je trouve qu’elle incarne le Féminin ayant réussi et s’opposant au Masculin (House) malsain, dysfonctionnel.

Toutefois, elle laisse souvent à House trop de mage de manœuvre. Et pour les patients qu’il a sauvé, combien de personnes ont souffert de ses incartades ?...

En tant que directrice, on se demande si elle n’aurait pas dû le virer depuis belle lurette…

Dr James Wilson

(Robert Sean Leonard)

Le meilleur, mais surtout le seul, ami de House. Il est oncologue et il est LE médecin de cette série qui incarne enfin la Bienveillance vis-à-vis des patients.

Pour quel raison est-il ami avec quelqu’un comme House ? On se pose la question…Peut être parce qu’il est aussi gentil que l’autre peut être méchant et que les contraires s’attirent. Peut-être aussi parce qu’il reste malgré tout un médecin et que, comme beaucoup de personnes dans le monde médical, il souffre du syndrome de la Croix Rouge et rêve de sauver tout le monde, même les cas les plus désespéré…

Dr Eric Foreman

(Omar Epps)

Il est le seul à s’apposer dés le début à House et à ne pas se laisser humilier et maltraiter.

Dès les premiers épisodes, House lui demande de s’introduire par effraction chez une patiente. Il argumente sur le fait que c’est mieux que ce soit Foreman qu’il le fasse puisqu’il a un casier judiciaire juvénile… Quel est le lien me direz-vous ? Aucune idée, mais House semble, comme toujours, trouver cela très logique.

Et comme Foreman refuse, il le menace de le virer. Ce qu’il ne peut pas faire puisque Foreman a assez de réparti et d’intelligence pour prouver à son patron l’absurdité de son raisonnement.

Et c’est sans doute aussi cela que House aime chez ce médecin : il ne s’en laisse pas compter aussi facilement.

 

 

Dr Robert Chase (Jesse Spencer)

Il ressemble un peu à la caricature du surfeur californien. Blond, beau gosse, bronzé et avec un petit air « j’m’en foutiste ».

C’est pourtant un très bon médecin. Dans les premiers temps il n’ose pas s’opposer à House. Il semble être à la recherche de quelqu’un qui le rassure quand à sa valeur en tant que médecin, voire en tant que personne. Mais au fur et à mesure qu’il prend de l’assurance, il deviendra vraiment excellent. Il saura quand suivre House, et quand mettre un frein.

 

Dr Allison Cameron

(Jennifer Morrisson)

Encore un médecin qui souffre du Syndrôme de la Croix Rouge... Elle tombe amoureuse de tous ceux qui lui sont inaccessibles et qui sont souvent dans des relations dysfonctionnelles. Et quand elle pourrait trouver le bonheur avec quelqu’un qui l’aime sincèrement, elle prend la fuite…

Elle est l’antithèse de House et de son « tout le monde ment ». Pour elle, tout le monde semble dire la vérité.

Peut-être que entre ces deux extrêmes, se trouve quelque chose d’intéressant sur l’être humain et certains de ses comportements…

 

    
Série TV Série Américaine, Lisa Eldenstein
Dr Lisa Cuddy

Fiche technique.

Titre original

House M.D. (saisons 1 à 7)
House (saison 8)

Genre

Série médicale
Comédie dramatique

Création

David Shore

Production

Bryan Singer
Paul Attanasio
Katie Jacobs

Acteurs principaux

Hugh Laurie
Omar Epps

Robert Sean Leonard
Lisa Edelstein (saisons 1 à 7)
Jesse Spencer

Charlyne Yi (saison 8)
Jennifer Morrison (saisons 1 à 6)
Odette Annable (saison 8)

Peter Jacobson (saisons 4 à 8)
Olivia Wilde (saisons 4 à 7)
Amber Tamblyn (saison 7)
Kal Penn (saisons 4 et 5)

Musique

Teardrop de Massive Attack

Pays d'origine

États-Unis

Chaîne d'origine

Fox

Nb. de saisons

8

Nb. d'épisodes

177

Durée

42 minutes

 

Ce que j’aime dans cette série

Dr House est l’une des premières séries dans laquelle le personnage principal est un anti-héros. Après celle-là, elles s’enchaineront : de Blacklist, en passant par Dexter, ou encore Person of Interrest, Breaking Bad, etc. …

Au-delà de ce personnage tout à fait antipathique, cette série pose de sérieuses questions sur l’éthique, la pratique, et les relations médecin/patients.

Il est certes très doué dans son travail, mais cela donne-t-il le droit à ce médecin de se montrer tellement odieux ?

C’est une fiction, me direz-vous… Et pourtant… N’avez-vous  jamais été confronté à des personnes du milieu médical qui vous prennent de haut parce qu’ils ont fait médecine et que vous, pauvre néophyte, ne pouvez pas comprendre ?

Ne vous est-il jamais arrivé de recevoir un diagnostic et de vous demander quelle langue a parlé le médecin ?

Série TV Série Américaine, Dr House
Dr Chase

Pour la petite histoire.

Avez-vous reconnu l’acteur de James Wilson ? Plus jeune (beaucoup plus jeune..), il jouait Neil Perry dans le magnifique « Cercle des poètes disparus » au côté du regretté  Robin Williams.

Par ailleurs, Jennifer Morrison (Dr Cameron. Et qu’on retrouvera quelques années plus tard dans « Once upon a time ») et Jesse Spencer (Dr Chase) ont été partenaires à l’écran, mais également dans la « vraie vie » !

Ils se sont d’abord fréquentés en secret, avant d’annoncer leurs fiançailles, puis de se séparer. (Source : http://www.allocine.fr/series/ficheserie-238/secrets-tournage/)

Et comme je le disais dans l’introduction, le personnage de House est vraiment inspiré de Sherlock Holmes. Mais le plus drôle, c’est que Conan Doyle lui, s’est inspiré d’un médecin, le Docteur Bell, pour créer son personnage d’enquêteur ! Bell était également professeur. Et c’est dans ce contexte que Conan Doyle l’a rencontré : il suivait ses cours. Bell observait beaucoup ses étudiants et ses patients. Et grâce à ses observations, il pouvait en déduire beaucoup de choses.

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« Dr House - L'intégral de la série »

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The 100.

Publié le par Gwladys Jativa

Réplique emblématique :

« On a tous des monstres en nous. Et parfois ils prennent le dessus. »

Lincoln.

The 100. Série télé. série américaine

Résumé.

Une apocalypse nucléaire à ravagé la Terre. Les seuls survivants de l’espèce humaine se trouvent réfugié dans l’espace, sur une station spatiale appelée l’Arche. Et ils devront y rester pendant encore un siècle, avant que les radiations sur terre ne soient revenus à un seuil permettant la survie de l’homme.

Le mode de fonctionnement sur l’Arche est simple : tout crime commis par une personne majeure est puni de mort par expulsion dans l’espace. Tout crime commit par une personne mineure est puni d’enfermement jusqu’à sa majorité.  Date à laquelle son casier est revu par le conseil. Selon le cas, l’auteur du crime mourra ou sera réhabilité.

Mais voilà, vient un moment ou l’oxygène risque de manquer dans l’Arche…

Le Chancelier et le Conseil choisissent d’envoyer 100 de leurs prisonniers sur terre. Leur but ? Gagner plusieurs mois d’oxygène sur l’Arche pour avoir le temps de faire les réparations qui permettrait de régler ce problème d’oxygène, et accessoirement, tester les conditions de vie sur Terre.

 

Les personnages principaux.

Clarke Griffin

(Elyza Taylor-Cotton)

C’est une idéaliste. Le crime qu’elle a commis sur l’Arche était de vouloir dire la vérité à tous les humains, et ce contre l’avis du Conseil. Etant mineure, elle est enfermée dans la prison. Et c’est sa mère, médecin chef sur l’Arche et membre du conseil , qui décide de l’intégrer au groupe des 100.  

Dés l’arrivée sur Terre elle comprend que certaines règles vont devoir être établies s’ils veulent avoir une chance de survie, mais elle se heurte aux besoins de Liberté des autres membres du groupe…

Elle est amenée tout au long des épisodes à prendre des décisions terribles, et elle doit vivre avec les conséquences de ses choix…

Bellamy Blake

(Bob Morley)

Il est le seul des 100 à être majeur. Et s’il se retrouve parmi eux, c’est parce qu’il s’est embarqué volontairement, quoique clandestinement, pour pouvoir protéger sa sœur Octavia.

Arrivé sur Terre, il veut prendre le pouvoir dans le groupe et ainsi  prendre le contrepied des directives très strictes de l’Arche : après une vie à suivre les ordres, les règles, les rationnements, il veut expérimenter une liberté totale. Et il n’est pas le seul dans ce groupe de délinquants... D’où sa notoriété et sa rivalité avec Clarke.

Octavia Blake

 (Marie Avgeropoulos)

Jusque-là, elle a passé sa vie cachée sous un plancher.

Sur l’Arche, il était interdit d’avoir plus d’un enfant (restriction de l’oxygène, de l’eau et de la nourriture obligent). Mais sa mère a bravé cet interdit et a accouché clandestinement d’Octavia qu’elle a gardé cachée.

De ce fait, Octavia est assez inadaptée à toute vie en groupe. Elle ne contrôle pas ses émotions et ses sentiments, elle supporte très mal toute forme de contrainte et de règles, et bien que son frère Bellamy l’ait toujours protégée sur l’Arche, arrivée sur  Terre, elle ne veut plus suivre ses conseils.

 

Marcus Kane

(Henri Ian Cusick)

Sur l’Arche il est un membre du conseil et plutôt en opposition avec le Chancelier. Il est assez ambitieux et semble parfois confondre ses objectifs personnels avec le « bien commun ». Ce qui le rend assez antipathique. Cette aversion s’aggrave encore lorsqu’il arrive sur Terre et reprends les commandes sans tenir compte de tout ce que ces jeunes, qui ont survécus sans lui jusque-là, peuvent avoir à lui apprendre.

Mais un adulte est-il capable d’apprendre de plus jeunes que lui ?... Jusque-là, il semble que non.

Toutefois, Marcus Kane apprend de ses erreurs. Il observe, apprends à écouter les points de vues différents du sien, apprends également à négocier plus qu’à imposer. En bref, il change !

C’est l’un des personnage adulte qui fait la plus belle évolution je trouve.

John Murphy

(Richard Harmon)

Au premier abord, il semble être le psychopathe du groupe.

Il a clairement des comptes à régler avec beaucoup de monde… Il a une image de lui-même assez déplorable, il est en colère (mais sait-il vraiment contre qui ?), parfois suicidaire avec, en même temps, une furieuse envie de vivre. Tout cela amène des comportements parfois totalement paradoxaux.

Il est à la fois détestable dans beaucoup de ce qu’il fait, et touchant dans sa souffrance et sa douleur.

Raven Reyes

(Lindsey Morgan)

Mécanicienne et réparatrice de génie, elle manque cruellement de confiance en elle, et recherche en permanence l’approbation et la valorisation des plus âgés qui l’entourent. Son chef d’équipe sur l’Arche entre autre.

Vous découvrirez bien d’autres personnages dans cette série, tous aussi intéressants les uns que les autres : le Chancelier Thelonius Jaha, la mère de Clarke : le Docteur Abigail Griffin, Lincoln le natif, Finn qui fait partie des 100, Lexa, Roan, etc.  

Certains sont récurrents pendant plusieurs saisons. Certains meurent très vite. Et oui, il y a des morts très rapidement parmi les 100 envoyés sur Terre…(et pas que parmi eux !) C’est un monde dur, violent et impitoyable. Et les créateurs de la série ont donc choisi de faire mourir des personnages. Parce que sans cela, il n’y aurait pas d’enjeux assez fort pour que l’on s’attache à ceux qui restent et qu’on ait envie de savoir ce qui  leur arrive.

The 100, Série télé, série américaine
Clarke, Bellamy et Octavia

Fiche technique.

Titre original

The 100

Genre

Série de science-fiction post-apocalyptique

Création

Jason Rothenberg (développement)
Kass Morgan (roman)

Production

Alloy Entertainment
CBS Television Studios
Warner Bros. Television

Acteurs principaux

Eliza Taylor-Cotter
Paige Turco
Bob Morley
Marie Avgeropoulos
Lindsey Morgan
Devon Bostick
Christopher Larkin
Henry Ian Cusick

Pays d'origine

États-Unis

Chaîne d'origine

The CW

Nb. de saisons

5 (en 2018)

Nb. d'épisodes

69

Durée

42 minutes

 Ce que j’aime dans cette série.

La grande question posée par cette série est : que sommes nous prêts à faire pour survivre ? Jusqu’où devons-nous/pouvons-nous aller ?

J’ai souvent entendu cet adage : « Pour un homme à la mer, on ne sacrifie par le navire »… certes… Et en même temps ? En sacrifiant un homme, ne perdons nous pas une part de notre humanité ?

Un film magnifique, et une scène mémorable en particulier, illustre cet adage. Il s’agit du film « Master and Commander » avec Russel Crowe qui incarne le capitaine de vaisseau anglais Jack Aubray. Lors d’une tempête, un homme bascule par-dessus bord. Il parvient à se maintenir hors de l’eau en s’accrochant à l’un des mâts qui a été brisé. Avec un peu de temps, il pourrait parvenir à remonter à bord. Mais voilà, le mât et sa voile sont en train de tirer le navire vers le fond. Le capitaine doit choisir : sauver cet homme en train de se noyer, et risquer de sacrifier tout le bateau. Ou laisser cet homme se noyer, et donner une chance à l’équipage de survivre à cette tempête…

Dans « The 100 », cette question est posée sans cesse. De manière extrême, certes. Et heureusement pour nous, nous ne sommes pas confrontés à de telles décisions tous les jours… Mais l’adage se pose sous d’autres formes au quotidien. Prenons par exemple une équipe de travail de 6 personnes. Cinq travaillent en collaboration, et la dernière fait plutôt « bande à part ». Doit on la virer de l’équipe ? De l’entreprise ? Ne peut-elle amener une plus-value par sa vision différente du travail à réaliser ? Jusqu’où doit-on laisser le champ libre à cette personne ? A quel moment mettra-t-elle en danger le reste de l’équipe ?

Au-delà de cette question essentielle, la série met en exergue l’incapacité de l’être humain à apprendre des erreurs des autres… cela en devient même parfois agaçant. Vous remarquerez qu’à chaque nouveau survivant, ou groupe de survivants intégrés à l’équipe du début, il faut tout reprendre à zéro pour ce qui est des apprentissages…

Une autre question que pose la série, et à laquelle chaque spectateur trouvera sa propre réponse, est le choix des régimes politiques.

Sur l’Arche, il s’agit d’une démocratie : le Chancelier est élu à la majorité des voix lors d’un vote. Lorsque les 100 arrivent sur Terre, puis que les survivants de l’Arche les rejoignent, ils finissent par continuer ce mode politique. Mais les natifs eux, fonctionnent sur un tout autre régime politique : il y a d’abord un droit du sang, mais également la loi du plus fort. Le dernier survivant d’un combat à mort, gagne le droit de régner sur les tribus… Leur mode de fonctionnement est quelque peu archaïque, moyen-âgeux pourrait-on dire. Néanmoins, force est de constater (dans cette série en tout cas) qu’ils sont beaucoup plus efficaces pour ce qui est d’assurer leur survie, que les 100 et tout leur peuple…

Attention.

Il est très difficile, voire impossible de comprendre la trame de l’histoire et les caractères des personnages si on ne suit pas la série régulièrement et depuis le début. Contrairement à Sherlock, ou même Blacklist, les épisodes ne sont pas indépendants les uns des autres.

The 100, Série télé, série américaine

Pour la petite histoire.

Vous remarquerez que dans la série, les peuples restés sur Terre parlent une langue étrange qui est même sous-titrée : le Trigedasleng.

Ne croyez pas que ce n’est qu’une série de borborygmes imaginés par les acteurs. Non. La langue à été créé par un linguiste occidental : David J Perterson qui n’en est pas à son coup d’essai. C’est lui qui a créé les différentes langues de l’univers de Game of Thrones (qui fera l’objet de plusieurs chroniques : en effet, je ne vois pas comment résumer en un seul article une saga tel que cette série 😉). Mais David J Perterson a aussi créé le Shiväisith, la langue parlée par les elfes noirs dans le film « Thor : le monde des ténèbres. »

Vous aurez sans doute également remarqué que l’acteur incarnant Marcus Kane a joué un autre personnage d’une célèbre série… Voyez-vous lequel ?

Il s’agissait de Desmond dans la série « Lost : les disparus » !

 

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Si vous voulez voir et/ou offrir cette série, vous pourrez la trouver en cliquant sur les liens ci-dessous :

« The 100 »  saison 1 et 2

"The 100" saison 3

"The 100" saison 4

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The Blacklist : Redemption.

Publié le par Gwladys Jativa

Blacklist Redeption. série Américaine. Série TV

Résumé.

Spin off (= série dérivée) de la série Blacklist, centrée sur le personnage de Tom Keen.

Quand il découvre dans la série mère, qu’il est le fils de Susan Hargrave, Tom Keen envisage d’accepter l’offre d’emploi que lui a fait cette dernière. Mais sur les conseils de Raymond Reddington, il la décline.

Susan Hargrave et son mari Howard, ont créé et dirigent une agence privée de renseignements. Grâce à cette agence, ils interviennent là où le gouvernement Américain ne peut pas, ou ne veut pas, se mouiller.

A la demande de Howard qui se fait passer pour mort, Tom va infiltrer l’agence et espionner sa mère qui ignore qui il est véritablement.

Cette série est plus orientée infiltration/espionnage que la série mère qui elle, tourne autour des enquêtes policières menées par l’unité spéciale du FBI.

 

Les personnages principaux.

Tom Keen

 (Ryan Eggold)

Qui est Tom Keen ? On se pose déjà la question dans Blacklist et on continue à se la poser ici.

Dans la série mère on le voit incarner différents personnages : de l’instituteur gentil et naïf, au néo-nazi, en passant par le mari aimant.

Ici, il reste encore ambigüe : il cache la vérité sur son identité à sa mère, et semble en même temps éprouver de l’empathie pour elle, tout en s’en méfiant.

Difficile donc de définir la personnalité de Tom Keen, puisqu’il passe plus de temps « sous couverture » qu’à être vraiment lui-même : un véritable caméléon…

Il va devoir faire équipe avec Mathias Salomon qui a tenté de le tuer dans Blacklist : un binôme intéressant.

Susan Scott « Scottie » Hargrave

(Framke Janssen)

Femme d’affaire ambitieuse et sans pitié, elle semble pleurer sincèrement la perte de son enfant, Christopher, disparu et présumé mort près de 30 ans plus tôt.

Par contre, elle semble assez peu affectée par la perte de son mari…

Elle a un petit côté paradoxal : à la fois sans pitié et sans aucun état d’âme, tout en étant à certains moments très humaine. Elle s’oppose, par exemple, au gouvernement américain et ce pour venir en aide à l’une de ses amies. Et dans le même temps, elle est capable de menacer de mort une autre personne, ou de faire du chantage, de l’extorsion, etc.

Elle dirige Halcyon, une agence de renseignement qu’elle a créé avec son mari. Mais avec la mort de ce dernier elle en devient la seule dirigeante et la seule décisionnaire.

Mathias Salomon

 (Edi Gathegi)

Quand il apparait dans la série mère (saison 3), c’est un criminel psychopathe. Il est arrêté par Donald Ressler, mais parvient à s’échapper et il poursuit Elisabeth et Tom Keen.

Il est froid, cynique et calculateur.

Dans le spin off, il conserve ces caractéristiques… en les mettant toutefois au service de causes un peu plus nobles que les missions criminelles qu’il a rempli auparavant.

Il est d’une fidélité à toute épreuve envers Scottie Hargrave, et son côté psychopathe fait de lui un très bon exécutant : peu importe ce qu’elle lui demande, il le fait.

Dumont

(Adrian Martinez)

Le geek de la bande.

Un geek de génie, cela dit…

Un personnage qui, bien qu’étant moins que les autres à l’écran, est très présent puisque dans toutes les missions de l’équipe, c’est lui qui assure toutes les liaisons informatiques, les piratages, etc. Bref, tout ce qui relève de compétences en informatique.

Autant dire que sans lui, beaucoup de missions ne pourraient pas avoir lieu…

Howard Hargrave (Terry O’Quinn)

Dès le début il semble totalement paranoïaque. Et peut-être pas sans raison.

Mais il n’est pas seulement paranoïaque. Il est secret aussi : il ne dévoile pas tout. Ses intentions en premier lieu ne sont pas claires. Certes il se méfie de sa femme, mais on sent qu’il n’y a pas que cela.

Blacklist redemption. Série américaine, Série TV
Mathias Salomon

Fiche technique.

Titre original

The Blacklist: Redemption

Autres titres
francophones

La Liste Noire : Rédemption (Québec)

Genre

policier, action, thriller

Création

Jon Bokenkamp

Production

Jon Bokenkamp
John Davis
John Eisendrath
John Fox

Acteurs principaux

Famke Janssen
Ryan Eggold
Tawny Cypress
Edi Gathegi

Musique

Dave Porter

Pays d'origine

États-Unis

Chaîne d'origine

NBC

Nb. de saisons

1

Nb. d'épisodes

8

Blacklist Redemption. Série TV. Série Américaine.
Howard Hargrave

Pour la petite histoire.

La série a bien failli ne jamais voir le jour. En effet, le personnage de Tom Keen était censé mourir dès le début de la saison 1 de Blacklist.

Mais voilà, c’était sans compter avec la performance de Ryan Eggold dans son rôle… qui a amené les créateurs à maintenir son personnage dans la série mère, et ensuite lui accorder cette série.

Vous aurez sans doute reconnu un autre acteur célèbre des séries américaines. Terry O’Quinn qui incarne ici Howard Hargrave. Il a fait la majeure partie de sa carrière en jouant dans des séries dont « Lost : les disparus » dans laquelle il jouait John Locke, ou encore « X-files » dans laquelle il intervient à deux reprises, mais aussi « Hawaï 5.0 » dans laquelle il joue Joe White.

Autre actrice célèbre, et pas des moindres, Famke Janssen. Vous l’avez reconnu ? Elle joue Jean Grey dans les films « X-men », « X-men 2 », « X-men : l’affrontement final », « X-men : Day of the futur past", et « Wolverine :le combat de l’immortel ». Côté séries, on la retrouve dans « How to get away with murder » qui fera l’objet d’un prochain post.  

 

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« The Blacklist : Redemption »

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House of Cards.

Publié le par Gwladys Jativa

House of cards Série TV Série télé

Saison 1 et 2

Réplique emblématique :

La scène du premier épisode démarre alors que le chien d’un voisin de Franck Underwood vient de se faire renverser par une voiture. Franck s’agenouille près de la bête et dit à la caméra :

« Il existe deux types de douleurs. Le genre de douleur qui vous rend fort, ou la douleur inutile. Le genre de douleur qui est seulement là pour la souffrance. Je n’ai pas le temps pour les choses inutiles. »

Et il tue le chien.

 

Résumé.

Nous sommes aux Etats Unis et Garrett Walker vient d’être élu Président. Pendant la campagne, il avait promis à Franck Underwood, le whip démocrate à la chambre des représentants, le poste de secrétaire d’état.

En tant que whip, Underwood est en charge de veiller à ce que les élus de son parti soient bien présents, et  votent selon consignes du parti. En tant que tel, il fait bien son travail puisque Walker est élu. Mais voilà, la promesse du nouveau président n’est pas tenue… Franck Underwood est plus utile à son actuel poste qu’à celui de secrétaire d’état, dit-on.

C’est sans compter avec l’ambition dévorante de Franck, mais aussi celle de sa femme Claire…

 

Les personnages principaux.

Franck Underwood

 (Kevin Spacey)

Le parfait ambitieux et prêt à tout pour atteindre ses objectifs. Souvent on a envie de le qualifier de « parfait salaud ». Quand il sourit, ses dents rayent le parquet tellement il les a longues.

Et rien ne l’arrête : il a un objectif en tête, le bureau ovale de la Maison Blanche, et il fera tout pour l’atteindre. C’est un expert en manipulation. Mais il peut aussi être terriblement sincère, honnête et touchant. Toutefois quand il opte pour cette manière de faire, il faut garder en tête que c’est encore de la manipulation…

Franck Underwood, que seule sa femme appelle Francis, est un virtuose pour concevoir des pièges dans les pièges…

Et quand ses stratégies n’aboutissent pas ? Il rebondit, fait une pirouette, et retombe sur ses pattes… 

Claire Underwood

(Robin Wright)

Elle est l’indéfectible alliée de son mari. Elle a les mêmes ambitions dévorantes que lui et elle le soutient de manière quasi inconditionnelle.

Elle semble toujours calme, posée, et douce. La voix française ici, sert bien le personnage. Quand Franck Underwood a joué le « char d’assaut biélorusse » il envoie sa femme pour apaiser ceux qu’il a secoué. Et la plupart du temps, ça marche. Mais il ne faut pas s’y tromper : elle est tout aussi ambitieuse,  calculatrice, manipulatrice et sans pitié que son mari.

Contrairement à d’autres personnages, elle n’est toutefois pas un pantin dans les mains de son mari. Et elle semble être la seule qu’il ne manipule pas.

Douglas Stemper

 (Michael Kelly)

Le bras droit de Franck Underwood. Lui aussi, lui est d’une loyauté incroyable. Il protège son patron, n’a semble-t-il aucune vie en dehors de son travail, il ne pose aucune question et exécute les ordres tant qu’ils viennent de Franck. Ce qui amène à se poser des questions : comment un personnage aussi déplaisant qu’Underwood peut amener à autant de fidélité ?

Personnages récurrents et secondaires

Ils sont nombreux et tous très intéressants : de la jeune journaliste aux dents longues qui pactise avec le diable, au  rédacteur en chef obtus, en passant par le pirate informatique idéaliste que rien n’arrête, sauf peut-être les manipulations d’Underwood... Un seul article ne peut suffire à tous les aborder.

Je vous laisse les découvrir en regardant la série ! 😉

House of cards. Série TV. Série Américaine
Franck "Francis" Underwood

Ce que j’aime dans cette série.

Elle nous dévoile les coulisses du pouvoir.  Certes, Franck Underwood cristallise tous les comportements malsains, voire pervers, mais les autres protagonistes ne sont pas en reste pour autant…

Il n’y a pas un personnage dans cette série qui n’ait quelque chose à se reprocher dans son ascension…

Est-ce à dire que pour arriver au pouvoir il faille se salir les mains ? Ou que les personnes qui sont au pouvoir sont prêtes à tout, non seulement pour y arriver, mais aussi pour le conserver ?

Libre à chacun de répondre comme il l’entend à ces questions.

Et bien que l’intrigue se joue aux Etats Unis et qu’il y ait quelques spécificités politiques qui ne correspondent pas avec le système politique Français, la série serait tout à fait transposable dans notre culture.

Elle nous rappelle également qu’il n’y a pas qu’un seul pouvoir : à côté du pouvoir des dirigeants, il y a celui de la presse. Pouvoir non négligeable. Encore faut-il que la presse reste libre et indépendante. Et dans ces deux premières saisons on (re)découvre que les collusions et conflits d’intérêts sont légions et ne profitent pas forcément au plus grand nombre…

Côté mise en scène, j’adore les moments ou Franck Underwood s’adresse directement au spectateur ! Chaque fois ses remarques sont cinglantes et cyniques mais elle donne un autre éclairage sur ses actions. Cela crée une relation plus proche avec le personnage que, sans cela, on détesterait encore plus.

La seule chose qui le rende un tant soit peu aimable est la relation avec sa femme Claire. C’est la seule personne avec laquelle il est honnête, transparent et sincère. Ils ne se cachent rien : même leurs aventures extra-conjugales respectives, ils sont au courants. Quand elle traverse une difficulté, ou qu’elle essuie des coups bas qui lui était destiné à lui, il met tout en œuvre pour l’aider et la soutenir. Elle le soutient de manière inconditionnelle, et il lui est d’une loyauté indéfectible !

 

Fiche technique.

Titre original

House of Cards

Autres titres
francophones

Le Château de cartes (Québec)

Genre

Politique
Drame

Création

Beau Willimon

Acteurs principaux

Kevin Spacey
Robin Wright
Michael Kelly

Musique

Jeff Beal

Pays d'origine

États-Unis

Chaîne d'origine

Netflix

House of cards. Série TV. Série Américaine
Claire Underwood

Pour la petite histoire.

La série est inspirée d’une autre série portant exactement le même titre, mais Anglaise celle-ci.

La première série étant elle-même inspirée d’une série de trois romans de l’auteur britannique Mickaël Dobbs.  

Barack Obama, ancien président des États Unis, a reconnu suivre et adorer la série. Cela veut-il dire qu’il reconnaissait les arcanes du pouvoir dans lesquelles il a évolué pendant plusieurs années ?

Dans House of Cards, Robin Wright qui joue Claire Underwood, fait son grand retour comme personnage récurent dans une série. Et ce 25 ans après son départ de la télé. Vous souvenez vous dans quelle série elle jouait, et quel personnage elle incarnait ?

Il s’agissait de Kelly Capwell dans le soap Opéra de NBC « Santa Barbara », dans lequel elle a joué de 1984 à 1988.

 

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« House of cards »

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Les Chroniques de Shannara.

Publié le par Gwladys Jativa

Réplique emblématique.

« Tout ce que je voulais c’était vivre ma vie sans contrainte…

Mais j’ai découvert que le destin avait le sens de l’humour. »

Eretria.

Si vous aimez l’Heroïc Fantasy, cette série est pour vous !

 

Résumé.

Nous sommes plongé dans un monde post apocalyptique.

Oui vous avez bien lu.

Alors comment puis-je dire en intro « Si vous aimez l’Heroïc Fantasy, cette série est pour vous ! » ?

Et bien c’est de l’Heroïc Fantasy dans un monde post apocalyptique. Surprenant ? Tout à fait. Et tout aussi intéressant.

La civilisation telle que nous la connaissons a pris fin. Pour quelle raison ? Dans la série il n’en est pas fait mention. Toujours est-il que la magie a remplacé la technologie, et les elfes sont le peuple dominant. 

Les chroniques de Shannara Heroïc Fantasy

Résumé de la saison 1 :

L’Ellcrys, un arbre immense et majestueux, protège le monde. Chacune de ses feuille représente un démon emprisonné, et tant que l’Ellcrys est en vie, les terres des elfes, des trolls, des gnomes, des nains et ce qu’il reste des humains, sont en sécurité.

Mais voilà, l’arbre perd ses feuilles… Il est en train de mourir. Et à chaque feuille qu’il perd, c’est un démon qui est libéré. Et le chef des démons, le Dagda Mor, attend son heure pour réduire en cendre les 4 Terres et tous ses peuples.

Amberle, la princesse elfe qui a été élue protectrice de l’Ellcrys au terme d’une course en aveugle, se voit confier la mission de faire renaitre l’Arbre Protecteur, et ainsi sauver le monde.

Dans cette quête elle sera aidée par Will, un jeune semi elfe, mais aussi dernier descendant de la lignée des Shannara. Et également par Eretria. Une jeune vagabonde, qui ne connait rien de ses origines. Complète ce trio, un Druide Guerrier : Allanon.

 

Résumé de la saison 2 :

Bandon, le jeune Oracle qu’Allanon le Druide a tenté de former au cours de la saison 1, s’allie au Roi sorcier qui veut régner sur tous les peuples des 4 Terres.

Dans le même temps, les Carmin (les Crimson dans la VO), veulent éradiquer toute forme de magie de ce monde. Pour ce faire, ils capturent et tuent tous ceux qui sont, ne serait-ce que soupçonné d’utiliser la magie.

Eretria va devoir retrouver Will, et elle l’aidera à empêcher les Carmin de détruire complétement la magie, tout en empêchant dans le même temps le retour du Roi sorcier.

Allanon participera lui aussi à cette quête. Et il devra de son côté remplir une autre mission : former un successeur afin qu’il ne soit pas le dernier Druide des 4 Terres…

 

Les personnages principaux.

Will Ohmsford

 (Austin Butler)

Moitié humain, moitié elfe, Will est l’incarnation du jeune homme qui ne trouve sa place nulle part. Rejeté du monde des hommes à cause de ses oreilles pointues d’elfe. Et rejeté chez les elfes à cause de son sang humain…

En fait, il pourrait être l’incarnation de tous les jeunes, hommes ou femmes, qui ne savent pas encore ce qu’ils veulent faire de leur vie : ils savent ce qu’ils ne veulent pas, mais de là à dire ce qu’il veulent…  Et Will ne veut pas rester fermier dans son village, et en même temps, il ne sait pas trop ce qu’il va faire de sa vie.

Jusqu’à ce qu’il rencontre une jeune vagabonde…Eretria.

Eretria

(Ivana Baquero)

 Les Vagabonds sont ce qu’il reste de l’espèce humaine. Eretria est l’une des leurs. Elle vole et dupe ceux qu’elle croise et c’est ainsi qu’elle fait la connaissance de Will Ohmsford : usant de ses charmes pour le séduire, elle en profite pour lui dérober le peu qu’il possède et l’abandonner dans la forêt.

Elle est plutôt douée comme voleuse. En même temps, sa vie parmi les vagabond a fait d’elle une cynique. Elle ne sait rien de ses origines, et ne cherche pas trop à en savoir plus.

Elle est solitaire par nécessité, et son périple avec Amberle et Will l’amènera à voir la vie et les relations d’une autre manière.  

Allanon le Druide

 (Manu Bennett)

Mon personnage préféré ! Il est tout à la fois fascinant et agaçant. Il dit rarement tout ce qu’il sait, et on pourrait croire qu’il fait de la « rétention d’information ». Et même si c’est avec les meilleurs intentions du monde, il arrive des moments ou il doit apprendre à faire confiance à ses jeunes compagnons.

Quand il découvre les pouvoirs de Bandon l’Oracle, il tente de le former, croyant qu’il sera son successeur. L’échec n’est pas du seul fait d’Allanon, même si son absence de pédagogie y joue un grand rôle.

Personnages récurrents et secondaires

Amberle Elessedil (Poppy Drayton)

Au premier abord, on pourrait croire que le personnage d’Amberle est la caricature de l’enfant roi, pourrie gâtée.

Certes, elles est née Princesse de la famille Royale d’Arborlon (citadelle des Elfes), et il semble que tout lui réussisse.

Mais très vite on découvre qu’elle se bat pour ce en quoi elle croit. Malgré les différences de peuples et de rang social, elle défend ses amis, Will et Eretria, tout au long de leur quête pour ramener à la vie l’Ellcrys, faisant parfois passer sa propre sécurité au second plan pour les aider quand ils en ont besoin.

Ander Elessedil

 (Aaron Jakubento)

L’Oncle d’Amberle. Il n’est pas censé régner. Même si le père d’Amberle, premier héritier du trône des Elfes est mort, il reste encore un frère avant lui dans la ligne de succession.  

Cela ne le dérange pas, puisqu’il ne veut pas du trône. Mais comme dans tout bon scénario d’Héroïc Fantasy, c’est justement parce qu’il n’en veut pas, qu’il va s’y retrouver… 😉

 

Bandon l’Oracle

(Marcus Vanco)

Enfant martyrisé, il devient un jeune homme torturé.

Quand on le découvre, on a beaucoup d’empathie pour lui : il a été maltraité depuis son plus jeune âge parce qu’il était différent et que son entourage ne comprenait pas sa magie. Lui-même ne la comprenait pas trop non plus d’ailleurs…

Puis, Allanon le prend sous son aile et tente de le former pour qu’il maitrise sa magie. Mais le jeune Bandon est plutôt récalcitrant. Et il passe son temps à contester ce qui lui est imposé, et à clamer sa volonté de disposer de son « libre arbitre ».

Mais sait-il lui-même ce qu’il veut vraiment ?...

Mareth Ravenlock-Elessedil

(Malese Jow)

Mareth est une jeune semi elfe qui apparait dès le début de la saison 2.

Elle dispose de surprenants pouvoirs magiques et tout comme Bandon, elle n’a jamais été formé à l’art de la magie. Elle, par contre, cherche à apprendre et à maîtriser ses pouvoirs. Et c’est pour cette raison qu’elle est partie à la recherche d’Allanon le Druide.

Mais est-ce bien sa seule raison ?...

 

Les chroniques de Shannara. Heroïc Fantasy
Allanon le Druide

Ce que j’aime dans cette série.

Voici le parfait exemple d’une série américaine qui perd énormément lors du passage à la version française…

Si vous maîtrisez bien l’anglais, je vous conseille fortement de la regarder en VO. Voire, en VO sous-titré si, comme moi, vous ne parlez pas suffisamment bien la langue d’origine !

Parce que la version française est une véritable catastrophe ! Parfois les voix françaises semblent en faire trop, ou pas assez, ou alors ne semblent pas prendre leur personnage au sérieux. Bref, comme souvent, étant donné que ce n’est qu’une série, en France ça ne semble pas mériter un vrai travail de doublage…   

Quelques autres détails surprenants : les personnages sortent des combats avec les vêtements impeccables : on les croirait juste sortis du pressing. Les brushing et maquillages sont toujours parfait. Même quand les visages sont « barbouillés » de boue ou de sang, cela semble toujours très propre. Trop propre, même.

Mais ne croyez pas que cela enlève quelque chose, ou gâche la série ! Personnellement je trouve que cela fait partie du charme de cette série.

Par ailleurs, j’aime beaucoup l’évolution que font les deux plus jeunes personnages principaux : Will et Eretria.

Lors de la première saison, ils sont tous les deux assez naïfs et « innocents ». Et ils apprennent de leurs expériences, ils mûrissent, et lorsqu’on les retrouve dans la deuxième saison on perçoit dès le début ce changement.

Allanon, lui aussi évolue. Il ne devient pas un grand pédagogue pour autant, mais il tire les leçons de son échec avec Bandon, et quand il doit enseigner à Mareth, il s’y prend un peu mieux.

Les relations entre les personnages évoluent elles aussi.

Enfin, comme souvent dans les univers d’Heroïc Fantasy, j’aime beaucoup les valeurs transmises dans ces histoires : l’acceptation de nos différences, l’alliance et la compréhension sont plus fortes que la suspicion et le mensonge. Malgré tout, les héros ne sont pas ici tout blancs et les méchants tout noirs : chacun a sa part d’Ombre et de Lumière.  

Fiche technique.

Titre original

The Shannara Chronicles

Genre

Fantasy, aventure

Création

Alfred Gough
Miles Millar
(développement)
D'après la série littéraire Shannara de Terry Brooks

Production

Farah Films
Millar Gough Ink
Raygun One
Sonar Entertainment
MTV Production Development

Acteurs principaux

Austin Butler
Poppy Drayton
Ivana Baquero
Manu Bennett
Aaron Jakubenko

Musique

Felix Erskine
Lukas Burton

Pays d'origine

États-Unis

Chaîne d'origine

MTV (saison 1)
Spike (saison 2)

Nb. de saisons

2

Nb. d'épisodes

20

Les chroniques de Shannara. Heroïc Fantasy
Ellcrys

Pour la petite histoire.

La série a été, dans certains médias, comparée à Games of Thrones. Ou à un Seigneur des anneaux version série.

Pour ma part, je ne vois pas où se place la comparaison. Les univers sont totalement différents. L’histoire, le background des personnages, tout comme la manière d’amener cette histoire, sont aussi totalement différentes.

Les seuls points communs entre ces trois titres, c’est leur classement par genre : dans la catégorie Heroïc fantasy. Et que les trois, sont inspirés de romans. Je n’ai, à ce jour, pas encore lu les romans de Terry Brooks dont est inspirée cette série. Quand ce sera fait, je vous partagerai sans doute un post sur le sujet 😉

Il a été reproché à cette série d’être un peu trop manichéenne. En même temps, c’est un grand classique de ce genre… tous les scénarii d’Heroïc Fantasy sont sur un modèle assez similaire : le monde (quel qu’il soit) est au bord du gouffre, et nous avons besoin d’un héros (ou d’une compagnie de héros) pour le sauver.

Alors en effet, on ne peut pas qualifier le scénario de cette série de complexe, avec des méandres, des rebondissements, des surprises à tous les épisodes… C’est un scénario basique et sympathique de Donjons et Dragons : un elfe, un voleur, un druide guerrier, et un paladin ont une quête à remplir pour sauver le monde.

J’ai lu également que les acteurs étaient « mauvais », ou « trop lisses », sans expressions émotionnelles… Je soupçonne ceux qui ont écrit cela de n’avoir regardé que la version Française… Et je ne peux que les inviter à regarder cette série en VO.

Alors certes, ce n’est pas la meilleure série du genre de tous les temps. Néanmoins, les paysages sont magnifiques (vive les tournages en Nouvelle Zélande), les effets spéciaux sont plus que sympathiques, et comme je le disais plus haut, le scénario tient tout autant la route que celui d’autres séries.

Je ne la définirai pas comme une série culte, mais elle est toutefois rafraichissante et tout à fait plaisante à regarder. J’aurai pour ma part, bien apprécié d’autres saisons !

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« Les chroniques de Shannara »

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Sherlock

Publié le par Gwladys Jativa

Réplique emblématique.

« Après une longue tirade de Sherlock Holmes, Watson époustouflé répond :

  • Extraordinaire… !
  • Vraiment ?
  • Oui, c’est tout à fait extraordinaire !
  • Ah… Ce n’est pas ce qu’on me dit d’habitude…
  • Ah bon ? Qu’est-ce qu’on vous dit d’habitude ?
  • Va te faire foutre. »

En résumé.

Qui ne connait pas Sherlock Holmes ? Personnage de fiction mythique créé par Sir Arthur Conan Doyle, il est l’archétype du détective.

Il y a eu de multiples séries et films sur ce personnage. La série la plus ancienne dont je me souvienne s’intitulait déjà « Sherlock Holmes » et le personnage principal était incarné par Jérémy Brett. J’adorais son nez un peu crochu, son regard d’aigle et son jeu d’acteur qui ont fait de lui un Sherlock Holmes très convaincant.

Il y a, plus récemment, la série « Elementary » qui reprend l’œuvre de Conan Doyle avec quelques changements majeurs : elle se passe au XXème siècle, John Watson devient Joan Watson et est une femme, etc.

Il existe également une série d’animation télévisée de Sherlock Holmes du célèbre réalisateur japonais : Hayao Miyazaki. Ou Sherlock est un renard très très rusé (comme il se doit) !

En 2009 sortait le film « Sherlock Holmes » avec Robert Downey Jr (alias Iron Man) dans le rôle-titre, et Jude Law incarnant Watson.

En 2011, sort le deuxième opus : « Sherlock Holmes : jeu d’ombres » avec les mêmes acteurs, on ne change pas une équipe qui gagne...

Dans « Sherlock », cette mini-série Anglaise que je vous présente aujourd’hui, il y a également quelques adaptions non négligeables de l’univers de Conan Doyle. La principale étant que la série se déroule au XXIème siècle.

Sherlock est toujours aussi inadapté au monde et aux relations sociales. Toutefois, il maitrise plus que bien les outils technologiques ! Comme tout ce qu’il fait d’ailleurs…  

 

Les personnages principaux.

Sherlock Holmes

(Benedict

Cumberbatch)

Sociopathe. Dépendant à divers substances. Et supérieurement intelligent. Il observe de manière aigüe tout ce qui l’entoure et en tire des conclusions. Parfois il émet quelques suppositions, mais c’est somme toute assez rare. Tout son génie tient dans le fait qu’il observe autant ce qui relève de la vue, mais aussi ce qu’il entend tout autant que ce qu’il n’entend pas (un silence en dit parfois plus long que toute une tirade…), ce qu’il sent, et parfois même ce qu’il goute…

Comme dans les livres, Holmes joue du violon quand il réfléchit, et parfois quand il est agacé, ou encore quand il s’ennuie.   

Parfois on pourrait le croire méchant. En fait, il n’est tout simplement pas conscient de l’impact émotionnel de ce qu’il énonce comme des faits.

On pourrait dire de lui la même chose que ce qu’Hermione dit à Ron dans « L’ordre du Phenix » : il a la capacité émotionnelle d’une petite cuillère…

John Watson

(Martin Freeman)

Médecin militaire. Quand il rencontre Holmes, il tente de se remettre d’une blessure reçue en Afghanistan.

A l’inverse de Holmes il est plutôt d’une nature sociable bien qu’assez solitaire.

Dans cette série, Watson sert en quelque sorte d’interface entre Sherlock Holmes, totalement inadapté à la société, et les autres personnes avec lesquelles ce dernier est amené à interagir.

Ainsi il amène parfois Holmes à taire certaines remarques, mais aussi à se livrer plus au niveau émotionnel. Ce qui est un vrai challenge !

Mycroft Holmes

(Marc Gatiss)

 Le plus intelligent des deux frères. Ce qui n’est pas peu dire étant donné le niveau déjà élevé de Sherlock Holmes…

Et encore plus solitaire, et très probablement inadapté lui aussi.

Dans les livres on en sait assez peu sur Mycroft. Ici on le découvre un peu plus : très attaché à son frère, même si il semble passer son temps à vouloir convaincre tout le monde du contraire, et impliqué au premier plan dans le gouvernement anglais (Sherlock dit de lui « il EST le gouvernement »).

Inspecteur Lestrade

(Rupert Graves)

En comparaison de Sherlock Holmes il passe pour le benêt de service…

Pourtant dans cette série, Lestrade à un côté touchant et très humain. Même si Sherlock le laisse parfois pantois, il semble le comprendre et lui accorder une grande confiance tout en passant outre les exubérances de notre personnage.

Lorsqu’il recommande Holmes à un collègue, il lui dit : « Je sais que c’est ton enquête, mais accordes lui 5 minutes. Ecoutes très attentivement ce qu’il te dit. Et essaye de ne pas le tuer… »

 

Ce que j’aime dans cette série.

Tout d’abord elle est courte. 12 épisodes au total. Même si, pour le coup, on aurait sans doute apprécié de retrouver ce personnage tellement attachant pour quelque saisons encore.

Ensuite, et ce malgré les adaptations temporelles, elle respecte l’œuvre originale.

La plupart des aventures de la série sont de réelles adaptations des romans de Conan Doyle. On retrouve par exemple « Le Chien des Baskerville », mais aussi « Une étude en rouge » (qui pour le coup devient une étude en rose) et encore « Le Dernier Problème », etc.

Alors certes, on ne retrouve pas les chutes du Reichenbarch, qui signent la fin de Moriarty dans les œuvres littéraires. En fait, on ne les retrouve pas comme on les connait en tant que lecteurs de Conan Doyle. Néanmoins j’aime beaucoup la transposition qui en est faite : je la trouve assez exceptionnelle. Je n’en dévoilerai pas plus : je ne voudrai pas gâcher le plaisir de ceux de mes lecteurs qui n’ont pas encore regardé cette série que je vous recommande vivement. 

 

Fiche technique.

Création

Mark Gatiss
Steven Moffat
d'après l'œuvre de Sir Arthur Conan Doyle

Production

Sue Vertue

Acteurs principaux

Benedict Cumberbatch
Martin Freeman
Rupert Graves
Mark Gatiss
Andrew Scott

Musique

David Arnold
Michael Price

Pays d'origine

Royaume-Uni

Chaîne d'origine

BBC One

Nb. de saisons

4

Nb. d'épisodes

12 + 1 hors-série

 

 

Pour la petite histoire.

Les deux acteurs principaux tourneront encore ensemble après cette série.

En effet, nous retrouverons Martin Freeman (le bon docteur Watson) dans la peau de Bilbon Sacquet dans la trilogie du Hobbit. Et Benedict Cumberbatch me direz-vous ? Il incarne le dragon Smaug ! Il a joué ce rôle entièrement en Motion Captur. Mais ce n’est pas tout ! Il incarne un autre personnage dans cette trilogie… Vous ne voyez pas ?... C’est lui qui joue… Sauron !

Benedict Cumberbatch semble d’ailleurs apprécier les rôles de sociopathes… Il incarne magnifiquement le personnage d’Alan Turing dans le film « Imitation Game » en 2014. Certes le personnage n’est peut être pas tout à fait sociopathe, mais il n’était pas tout à fait sociable non plus… Un film magnifique et très instructif que je vous recommande.

Un an auparavant, en 2013, il joue dans Star Strek « Into the Darkness » de J.J.Abrams. Il y incarne le personnage de Khan Noonien Singh…Pas vraiment un personnage gentil et sympathique non plus… Quoiqu’il ne soit pas totalement méchant non plus : quand on connait son histoire on arrive même à avoir de la compassion pour lui. Mais on est loin du Mahatma Gandi…

En 2016, il joue à nouveau deux rôles dans un seul et même film… Avez-vous une idée ?  

Le plus facile d’abord : c’est dans le film « Docteur Strange », il joue…Stephen/Docteur Strange. Il est certes du côté des « gentils » mais côté empathie, compréhension de ses interlocuteurs, il a encore du boulot…

Et ce n’est pas le seul personnage qu’il incarne dans ce film ! Comme dans le Hobbit, il joue ce second rôle tout en Motion Captur. Il incarne Dormammu, LE grand méchant du film.

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« Sherlock », l’intégrale

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The Crown

Publié le par Gwladys Jativa

Saison 1 et 2

Réplique emblématique :

Alors qu’ils ont appris la mort du roi et qu’ils rentrent en urgence en Angleterre, Elisabeth et Philip s’apprêtent à quitter l’avion qui les ramène d’une tournée en Australie et en Nouvelle Zélande :

«   - Je vais descendre avec elle !, dit Philip

- Pardonnez-moi Monsieur…, l’arrête le 1er secrétaire. Mais la Monarchie a la préséance… Toujours ! »

 

Résumé.

La toute jeune Élisabeth devient reine du Royaume Uni et du Commonwealth. Chef de l’Église, de l’armée et de la justice.

Elle semble tellement fragile face aux responsabilités qui d’un seul coup l’accablent… Et elle ne semble pas du tout prête à assumer et prendre en charge ses fonctions.

Confrontée à Winston Churchill, premier ministre qui semble toujours prêt à dévorer tous ceux qui s’opposent à lui, elle semble encore plus démunie.

Très vite elle se rend compte qu’il lui manque des éléments. Que son éducation de princesse royale, exclusivement centrée sur l’histoire, l’élocution, la littérature et la musique ne l’a pas préparée à ce qu’elle doit accomplir.

En même temps, son rôle de monarque constitutionnel ressemble souvent à une façade qui ne lui convient pas forcément. 

 

Les personnages principaux.

Elisatbeth II

Née Elisabeth Alexandra Mary d’York

Surnommée Lilibeth

(Claire Foy)

Elle semble en permanence tiraillée entre ce qu’elle veut faire et ce qu’elle doit faire.

Naïvement, je croyais que la reine d’Angleterre pouvait décider d’à peu près tout ce qu’elle voulait. Et bien en fait, non. Même son secrétaire, elle ne peut pas le choisir. Quel nom vont porter ses enfants, elle ne peut pas en décider. Quelles robes elle va porter pour les tournées internationales, elle ne peut pas en décider. Cela étant personne ne lui oppose un « non » ouvert et franc. Tout est dit d’une manière qui laisse à penser qu’elle dispose de son libre choix…

Quand elle accède au trône, sa grand-mère lui dit : « Vous êtes Elisabeth Mountbatten mais aussi Elisabeth Regina. Les deux vont être souvent en conflit. Et la reine doit gagner. Toujours. »…

Philip Mountbatten duc d’Edimbourg

Né Prince Philippe de Grèce et de Danemark.

(Matt Smith)

 Il a l’air d’un chiot battu. Tête inclinée, regard par en dessous, il semble torturé intérieurement. Plus encore qu’Elisabeth, il n’accepte pas ce rôle de pantomime que lui impose l’accession au trône de sa femme.

Comme le montre si bien la citation en début d’article : la monarchie  a la préséance. Toujours. Et quand il s’agit de donner son nom à ses enfants, cela aussi lui est refusé…Pas par la reine. Par le gouvernement qui décide que le nom de Windsor sera celui de la famille royale. 

Il prône la modernisation de la monarchie et parfois réussi à apporter quelques changements.

C’est à lui que l’on doit par exemple (en tout cas dans la série), le passage à la télévision du couronnement d’Elisabeth.

Il se heurte néanmoins à toute la force d’inertie d’un système qui existe depuis fort longtemps, et dont beaucoup de membres ne souhaitent pas voir de trop grands changements… Sans doute est-ce l’une des raisons qui lui valent cet air de chien battu…

Winston Churchill

(John Lithgow)

Surnommé le Bouledogue.

Il entretient une relation très proche et de confiance avec le père d’Elisabeth. Et quand celle-ci arrive sur le trône il devient en quelque sorte son mentor. Il sait qu’elle n’est pas prête pour tout ce qui l’attend, et il décide de la « former ». Mais tout est fait selon les codes de la monarchie : à savoir à demi-mots, par sous-entendus, informations implicites, voire cachées.

Cela étant, former la nouvelle reine n’est pas sa seule motivation. Il aime le pouvoir et n’entend pas le lâcher si facilement.

Georges VI

Né Albert Frederick Arthur Georges

(Jared Harris)

Toute sa vie, et celle de sa famille, est bouleversée par l’abdication de son frère. En tant que second fils, il n’était pas censé régner.

Et il vit le choix de son frère comme une trahison qu’il ne lui pardonnera pas.

Pour ceux qui ne connaissent pas la petite histoire : le prince Albert souffrait de bégaiement. Or le roi doit s’exprimer en public lors de différents événements publics… Un très beau film intitulé « Le discours d’un roi » a été réalisé à ce sujet.

Edouard VIII

Né Edward Albert Christian George Andrew Patrick David

(Alex Jennings)

L’Oncle Banni. Par amour pour une femme que le système monarchique ne l’a pas autorisé à épouser, il renonce à son trône.

Quand il abdique en faveur de son frère pour pouvoir se marier avec une femme deux fois divorcée, il renonce également à faire partie de la famille royale : il devra vivre en exil et ne pourra rentrer en Angleterre qu’avec l’accord express du souverain. Il perd ses titres et ses privilèges.

Margaret Du Royaume Uni

(Vanessa Kirby)

Margaret est la sœur de la reine. Et son antithèse.

Elle est aussi exubérante que sa sœur semble calme et posée. Elle aime les caméras et faire « la une » alors que sa sœur préfèrerai  fuir les journalistes.

Dans ces premières saisons, sont abordés les amours tumultueuses de Margaret. En effet, elle tombe amoureuse et veut épouser Peter Townsend. L’écuyer de son père et pilote de la royale air force. Mais voilà, Peter Townsend est divorcé… Et Elisabeth, en tant que sœur, veut donner son accord à ce mariage, mais en tant que reine et chef de l’Eglise, ne peut y consentir…

 

Ce que j’aime dans cette série.

Si comme moi vous ne connaissez rien ou presque à la famille royale d’Angleterre, si comme moi vous ne lisez pas la presse people, vous découvrirez beaucoup de choses dans cette série extrêmement bien documentée, sur ce monde à part et pourtant bien réel. La première saison aborde l’accession au trône de la reine Elisabeth et les premières années de son règne. La deuxième saison est plus centrée sur les relations parfois tendues et difficiles du couple royal. Nous en apprenons plus également sur la jeunesse de Philip et l’éducation du Prince Charles : édifiant, sera mon seul commentaire à ce sujet… Je vous laisse regarder et vous faire votre propre idée 😉

L’enfance de la reine, on la découvre au travers de flash-back qui nous révèlent le choc qu’a été l’abdication de son oncle. Choc pour son père, qui ne pensait pas régner, et de ce fait bouleversement pour toute la famille. Les rôles et places de tous les membres de cette famille sont bouleversés par cet événement. Les projets de chacun sont chamboulés.

La série est filmée et mise en scène d’une manière qui rend toute la pesanteur du protocole, des codes de la monarchie, de ce qui se dit, mais surtout de ce qui ne se dit pas ! Les réalisateurs jouent pour ce faire avec brio sur les éclairages et les silences qui parfois, deviennent aussi pesant que tout ce protocole dont Elisabeth ne peut pas se défaire.

Un dernier mot sur un personnage que j’aime beaucoup : Tommy, incarné par Pip Torrens.

Tommy est le premier secrétaire du Roi Georges VI. Quand Elisabeth monte sur le trône, il devient son premier secrétaire également. Tommy est d’une fidélité à toute épreuve envers, non pas le monarque, mais envers la Monarchie. Et d’une certaine manière, il est le véritable pouvoir à Buckingham Palace. Il est le « prince consort », celui qui œuvre dans l’ombre. Il est également l’incarnation parfaite du protocole : jamais il ne s’oppose ouvertement à la reine ! Il va même jusqu’à lui dire que ses idées sont bonnes, et arrive en même temps à la faire changer d’avis et à contrecarrer tout ce qu’elle pourrait vouloir mettre en œuvre. Quand Tommy prend sa retraite, la reine demande à ce que Martin Charteris (son ancien secrétaire particulier) soit nommé au poste de Tommy… Mais voilà, Martin est le plus jeune des deux secrétaires formés à prendre la relève. Et on n’a jamais nommé le plus jeune comme successeur… C’est le plus vieux qui prend la place vacante. « On a toujours fait comme ça »…C’est la « tradition »…

 

Fiche technique.

Titre original

The Crown

Genre

Drame
Biopic

Création

Peter Morgan

Acteurs principaux

Claire Foy
Matt Smith
Jared Harris
Vanessa Kirby
John Lithgow

Musique

Rupert Gregson-Williams

Pays d'origine

États-Unis
Royaume-Uni

Chaîne d'origine

Netflix

Nb. d'épisodes

10 par saison

 

Pour la petite histoire.

Une mention spéciale pour les costumes qui sont absolument magnifiques.

Par exemple : la robe que porte Claire Foy pour la scène du couronnement est la réplique exacte de celle que portait la reine Elisabeth et aurait couté près de 35000 Euros !

Source : https://www.programme-tv.net/news/series-tv/100474-the-crown-les-10-secrets-de-la-serie-de-netflix/

 

Et pour les fans de Science-Fiction, peut être aurez-vous reconnu Mat Smith ?

En 2009 il a été choisi pour incarner le 11ème Docteur dans la fameuse série SF « Doctor Who », la plus longue série de Science-fiction de tous les temps : diffusée depuis novembre 1963 !!! Peut être le sujet d’un prochain post, mais il faudra attendre : je n’ai pas vu l’intégralité de la série… 😉

 

Si vous voulez voir et/ou offrir la série The Crown, vous pourrez trouver l’intégrale de la saison 1 en cliquant sur le lien ci-dessous :

« The Crown » intégrale saison 1

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Les enquêtes de Murdoch

Publié le par Gwladys Jativa

Saison 1

«   - Je crois pouvoir dire, sans trop de marge d’erreur, que la mort à été causée par ces trois flèches qui ont transpercé notre homme de part en part…, dit le docteur Ogden en présentant trois flèches ensanglantées à Murdoch

  • Je voulais être drôle inspecteur !
  • … hum… oui… Pardon… »

 

Résumé.

Nous sommes fin 19ème siècle, à Toronto et la révolution industrielle est en marche. William Murdoch est un inspecteur de police pas tout à fait comme les autres. Il est passionné par les avancées scientifiques de son époque et emploie des méthodes qui ne sont pas encore habituelles, comme la recherche d’empreintes, les analyses de sang, etc.  

Le premier épisode de la série commence avec une manifestation visant à prouver les dangers du courant alternatif.

Les organisateurs de cette manifestation, prennent à parti un homme tout au fond de l’assistance. Et cet homme n’est nul autre que… Nikola TESLA, l’inventeur du courant alternatif ! Plus tard, Murdoch rencontrera Thomas Edison, pionnier de l’électricité et fondateur de la Général Electric.

 

Les personnages principaux.

Inspecteur William Murdoch

 (Yannick Bisson)

Ce personnage est un mélange de Sherlock Holmes et de Gil Grissom dans les Experts. Le précurseur de la Police Scientifique.

Il est passionné par la science et bricoleur de génie. Il manque toutefois cruellement d’imagination pour nommer ses inventions…

Il est amoureux de Julia Ogden, mais empêtré dans  une grande incompétence quand il est question de sentiments, il lui faudra beaucoup de temps pour pouvoir dire et assumer ses sentiments.

Et bien que très doué dans les sciences et dans tout ce qui touche à la logique mathématique, le personnage de William Murdoch conserve sur certains points un côté extraordinairement naïf.

Docteur Julia Ogden

(Helen Joy)

Médecin Légiste, elle incarne la lutte pour les droits des femmes dans une société ou elles n’ont pas encore le droit de vote, ou elles sont encore beaucoup trop cantonnée aux rôles domestiques, ou elles ne peuvent pas demander le divorce, etc.

En avance sur son temps, elle s’est battue pour pouvoir faire ses études de médecine et pour être reconnue dans son travail.

Elle est par ailleurs, bourrée d’humour et tente souvent de dérider l’inspecteur Murdoch qui passe à côté de la plupart de ses blagues.

Inspecteur Chef Thomas Brackenreid

(Thomas Craig)

La caricature du « flic de la vieille école ». Il n’hésite pas à utiliser la violence si il pense que cela peut faire avancer l’enquête et/ou obtenir des aveux.

Il a un petit côté paternaliste avec Murdoch et en même temps, il lui accorde une grande marge de manœuvre dans ses méthodes d’investigations.

Au premier abord, il ressemble à une grosse brute, bourré de préjugés, et « grande gueule ». Quoique…  

 

 

Ce que j’aime dans cette série.

D’abord il y a tous les personnages improbables et réels que l’on rencontre : dans la saison 1, Murdoch rencontre, entre autre, Nikola Tesla (inventeur du courant alternatif), et Sir Arthur Conan Doyle (auteur et « père » de Sherlock Holmes).

Par ailleurs, cette série aborde tout en finesse et en nuance des sujets d’actualités (qu’ils soient d’époques ou actuels) : l’homosexualité ainsi que l’homophobie, les droits des femmes, les croyances religieuses et les conflits qu’elles peuvent générer, les progrès de la médecine et ses travers, les lacunes de la psychiatrie ainsi que ses « traitements » pendant trop longtemps inadaptés, etc.

Les personnages ont chacun une histoire que l’on découvre au fil des épisodes. Et bien que dans cette première saison, l’on puisse tout à fait regarder les épisodes indépendamment les uns des autres, elle nous laisse entrevoir une trame de fond pour les prochaines saisons qui semble des plus intéressante et prometteuse.   

Par ailleurs, à la fin de la saison 1, un personnage semble prendre un peu plus d’importance et s’étoffer : l’agent Georges Crabtree.

Vous le découvrirez dans la prochain article concernant Les enquêtes de Murdoch

Enfin, j’apprécie particulièrement la côté sans violence de cette série : rares sont les épisodes ou l’on entend des coups de feu. De même, rares sont les insultes dans les dialogues.

William Murdoch est un personnages tout à fait courtois et poli. Peut-être un peu désuet parfois, mais il est tellement agréable d’avoir un personnage de policier qui reste tout à fait impeccable des ses actes tout comme dans ses paroles…

Julia Ogden elle, est un personnage pétillant, qui va de l’avant, inventive et pleine d’humour. Elle est extraordinairement complémentaire du personnage de Murdoch. Elle n’est pas là seulement pour « faire joli ». C’est un personnage avec des convictions et des valeurs qu’elle défend tout au long des épisodes.

Fiche technique.

Titre original

The Murdoch Mysteries

Autres titres
francophones

Détective Murdoch sur TMC

Genre

Série policière

Création

Maureen Jennings

Production

Shaftesbury Films
Rogers Media (saisons 1-5)
UKTV
ITV Studios Global Entertainment

Acteurs principaux

Yannick Bisson

Hélène Joy

Thomas Craig

Nb d’épisodes

13

Pays d'origine

Canada

Chaîne d'origine

Bravo! (2004-2005)

Citytv (2008-2012)
CBC (2012-)

 

Bien que plusieurs saisons existent déjà, je choisis volontairement de vous présenter une (parfois deux) saisons par article. En effet, je trouve qu’il y a une grande évolution dans la structure de la série tout autant que dans les personnages. Et chaque saison a ses spécificités.

 

Pour la petite histoire.

Un personnage et son actrice qui se ressemblent sur certains points : Julia Ogden et Helen Joy sont toutes deux des militantes actives pour le droit des femmes. Via l’organisation « Women in film & télévision », Helen lutte pour une meilleure reconnaissance des femmes dans le monde de l’audiovisuel.

Source : https://www.telestar.fr/serie-tv/autres-series/les-enquetes-de-murdoch-france-3-cinq-choses-a-savoir-sur-helene-joy-alias-julia-ogden-photos-168270

 

 

Vous voulez voir et/ou offrir cette série ? Vous pourrez la trouver en cliquant sur les liens ci-dessous :

 

« Les enquêtes de Murdoch » Saison 1

« Les enquêtes de Murdoch » l’intégrale saison 1 à 8

 

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