Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Articles avec #serie anglaise tag

The Last Kingdom

Publié le par Gwladys Jativa

The Last Kingdom

Réplique emblématique

«  Je suis Uthred, fils d’Uthred. Le destin a fait de moi un danois. (…) J’ai foi en ma destinée. »

Voix off d’intro dans la Saison 1

Résumé.

Nous sommes dans « l’Angleterre » du IXème siècle.

Les guillemets, c’est parce que l’Angleterre telle que nous la connaissons n’existe pas encore : comme la France, elle est encore divisée en plusieurs royaumes distincts.

Alfred, roi du Wessex cherche à unifier ces différents royaumes pour que, tous ensembles, ils soient plus fort contre les invasions Danoises ( aussi appelés Vikings) qui sont alors fréquentes.

Uhtred de Bebbanburg est le fils d’un noble Saxon. Suite à une attaque des Danois il se retrouve non seulement orphelin, mais aussi kidnappé puis adopté par ses ravisseurs.

Il sera élevé en Viking. Puis retrouvera ses origines. Mais à qui ira sa loyauté ?

 

Les personnages principaux.

Uhtred de Bebbanburg

Dit « l’incroyant » ou encore « Jeune nigaud »

 (Alexander Dreymon)

Difficile de savoir si il ne se rend pas compte qu’il y a des choses qu’il vaut mieux ne pas dire, ou si simplement il tient à rester en accord avec lui-même quoi qu’il arrive. Ainsi il ne dira jamais « blanc » si il pense « noir ». C’est à la fois admirable et absolument dysfonctionnel dans un monde ou les puissants ne rêvent que d’une chose : qu’on flatte leurs egos déjà surdimensionnés. 

Cerise sur le gâteau, Uhtred ne sait absolument pas arrondir les angles… On peut dire ce qu’on pense tout en restant diplomate : ça peut aider souvent… Mais lui, non. Il semblerait que son éducation au sein des Saxons ne lui ai pas permis de développer de l’adaptabilité.

Ainsi il paye tout au long de la série le fait de ne pas savoir se taire à certains moments, ou de ne pas savoir se montrer diplomate, mais malgré tout il continue sur sa lancée.

Et en cela, c’est un personnage admirable : il tient sa ligne de conduite et assume les conséquences.

Sur le plan relationnel c’est un désastre : il ne voit les choses que par son propre prisme et refuse de considérer les autres points de vue. Cela dit, il n’est pas le seul…

Néanmoins ce mélange entre des premières années avec une mère catholique, puis de nombreuses années avec des païens, avant de revenir sur des terres catholiques lui ont appris que les croyances différent, mais qu’il n’y en a pas une bonne ou une mauvaise : sur ce sujet il est un précurseur. Il fait preuve de beaucoup de tolérance là où tout le monde cherche à convertir tout le monde.

Alfred, roi du Wessex

(David Dawson)

Un stratège et un visionnaire. Il a un objectif en tête : l’unification des différents royaumes pour n’en constituer qu’un seul, plus puissant. Sa vision n’est toutefois pas désintéressée loin s’en faut : il serait bien sûr le souverain de ce puissant pays, et sa lignée à sa suite. Avec son épouse Aelswith, ils sont de fervents catholiques et luttent sans relâche contre le paganisme.

Toute la série il tentera de « ramener » Uhtred dans le giron de l’Eglise. Il tentera aussi de le faire se plier à des règles de protocoles que jamais Uhtred ne parviendra à respecter…  

Leofric

(Adrian Bower)

C’est un peu Uhtred qui aurait compris ce qu’il vaut mieux taire. Il sait quel est son rang et s’y tient. Il ne prétend pas que c’est normal, qu’il ne faille rien y faire, mais il sait ou mettre de l’énergie quand c’est nécessaire, et quand lâcher prise…

Père Beocca

(Ian Hart)

Il était prêtre chez le père biologique de Uhtred. Il a donc participé à l’éducation de ce dernier dans ses plus jeunes années.

Quand il le retrouvera plus tard, il tentera lui aussi de ramener Uhtred à ses croyances d’origine.

Il passe beaucoup de temps à passer derrière Uhtred pour mettre du baume sur les susceptibilités que ce dernier froisse. Il le protège également très souvent des foudres royales : sans lui, nul doute que le personnage principal de la série n’ai pu survivre à sa première rencontre avec le roi du Wessex…

 

the last Kingdom, série télé, Série
Uthred

Ce que j’aime dans cette série.

Enfin une série se passant au Moyen Âge et qui respecte deux ou trois éléments clés : non, les rues ne sont pas toutes pavées, loin s’en faut. Non, le bas des robes n’est pas propre. Non, les gens ne se lavaient pas tous les jours. Oui, la bouillasse est omniprésente. Non, les forêts ne ressemblent pas à la forêt de Fangorn mais ne sont pas non plus des jardins de Le Nôtre. Non, le tout à l’égout n’existe pas et oui, les excréments sont simplement jetés dehors dans le « jardin », dans la rue, etc… Et oui, le Moyen Age est une période de l’histoire sombre et obscurantiste, violente et injuste.

 

Le personnage principal Uthred est taxé de paganisme mais aussi surnommé « l’incroyant ». Il me semble pourtant que c’est tout le contraire : il fait preuve d’une foi assez inouïe tout au long de la série… Les épisodes commencent d’ailleurs souvent par cette voix off ou il répète sans cesse : « J’ai foi en ma destinée ». Et vu les différents déboires qui ne cessent de lui arriver, il a grand besoin d’une foi à toute épreuve pour continuer à avancer !

Avec son côté intègre et passionné, le personnage est très attachant. Il est loin d’être parfait et cela le rend humain.

Il n’est d’ailleurs pas le seul dans ce cas dans cette série : les vikings sont tout aussi attachants même quand ils ont le rôle des « méchants envahisseurs ».

.

Fiche technique. (Source : Wikipédia)

Titre original

The Last Kingdom

Genre

Drame historique

Création

Basé sur The Saxon Stories de Bernard Cornwell

Production

Chrissy Skinns

Acteurs principaux

Alexander Dreymon
David Dawson
Tobias Santelmann
Ian Hart
Eliza Butterworth
Harry McEntire

Musique

John Lunn

Pays d'origine

Royaume-Uni

Chaîne d'origine

BBC Two
BBC America

Nb. de saisons

3

Nb. d'épisodes

26

Durée

52-60 minutes

the last kingdom, série télé, série
Alfred et Uthred

Pour la petite histoire.

Cette série est l’adaptation d’une série de roman de Bernard Cornwell, un auteur Britannique.

Si l’œuvre littéraire compte 11 romans aujourd’hui, la série en adapte deux à chaque saison. Selon ce que Cornwell raconte dans la postface de ses romans, il serait un descendant de ces Uthred rois des Bamburgh Castle, et il souhaitait créer une histoire en hommage à ses ancêtres ou se mêlerait fiction et Histoire. Je n’ai pas encore lu ses romans, mais je trouve que la série y parvient très honorablement.

L’acteur principal a raconté dans différentes interview que le tournage était multiculturel : les acteurs sont tous de nationalités différentes. Il raconte également : "Le plateau était comme une plaine de jeux, on ne devait même pas savoir où était la caméra, on jouait simplement notre rôle, on se sentait très libre, comme sur le tournage d’un documentaire. "

Pour incarner Uthred, Alexander Dreymon, s’est entrainé à l’équitation.

Le tournage a eu lieu en Hongrie et en plein air : ainsi il faisait très froid l’hiver, et très chaud l’été !

 

Vous avez aimé cet article? Vous avez des questions ? Des remarques ?

Partagez les moi dans les commentaires ! Je serai ravie d’échanger avec vous ! 😉

Si vous voulez voir et/ou offrir cette série, vous pourrez la trouver en cliquant sur le lien ci-dessous :

The Last Kingdom saison 1 à 3

 


 

 

Voir les commentaires

Downton Abbey.

Publié le par Gwladys Jativa

Downton Abbey.

 

  • Citation emblématique.

« Un aristocrate qui défend une réforme, c’est comme une dinde qui défend Noël ! »

Lady Violet Crawley, Comtesse douairière.

  • Résumé.

La série commence le 15 avril 1912. Le jour du naufrage du Titanic.

C’est aussi pour la famille Crawley, un naufrage personnel : les héritiers du titre de Comte ainsi que du domaine étaient sur le paquebot…

Ainsi, en ce triste jour, c’est tous leurs projets, leurs avenirs, et leurs vies entières qui vont être bouleversés. En effet, le Comte et la Comtesse n’ont eu que des filles. Or dans l’Angleterre de ce début du XXème siècle, les filles ne peuvent hériter…

Dans le même temps, évolue en sous-sol et dans une autre aile du château, un autre univers qui est lui aussi bouleversé par cet événement. Parce que tout ce qui a un impact sur le monde de la famille Crawley à un impact sur cet autre monde : celui des domestiques des grandes familles de l’époque.

La série s’achève au 31 décembre 1925.

Durant ces treize années, nous allons suivre pléthore d’événements, dont la première guerre mondiale, et qui vont venir faire évoluer en symbiose ces deux univers.

 

  • Les personnages principaux.

Les personnages aristocratiques

Lord Robert Crawley, Comte de Grantham

(Hugh Bonneville)

Il est la caricature du Lord Anglais, assez fade et insipide qui vit en dehors du temps et du monde. Il ne semble pas attacher d’importance à grand-chose si ce n’est à sa chienne…

Il est très gentil avec tout le monde. Toujours poli et aimable. Pas un mot plus haut que l’autre : il tient son rang comme on le lui a appris.

Il a beaucoup de mal à intégrer que le monde change et que s’il ne veut pas sombrer avec tant d’autres familles de la noblesse, il va devoir s’adapter.

Pourtant son mariage était déjà un signe que le monde changeait : pour renflouer les finances de la famille, il a dû épouser une riche américaine. Mais qui n’était pas de son rang… Elle n’était même pas noble ! Un drame pour la mère du Comte…

Lady Cora Crawley, Comtesse de Grantham

(Elysabeth McGovern)

A défaut d’être noble, elle est intelligente ! 

Elle a appris à tenir le rôle de comtesse et s’en sort très bien. Et elle intègre beaucoup plus vite que son mari la nécessité de changer leur mode de vie pour s’adapter à l’ère moderne.  Régulièrement en conflit avec la mère de son époux, elle sait user de diplomatie quand il le faut, mais sait aussi devenir manipulatrice quand la diplomatie échoue…

Violet Crawley, Comtesse douairière de Grantham

(Maggie Smith)

Elle est piquante ! Voire cinglante quand elle n’est pas d’accord avec quelqu’un ou quelque chose. Et cela lui arrive assez souvent…

Mais comme elle le dit : « Je suis une femme. Je peux être aussi contrariante que je le veux ! »

En fait, la Comtesse douairière, bien qu’elle soit très conservatrice, est consciente des différences existant entre les individus, entre les classes sociales. Mais au fil du temps elle a trouvé comment jouer de ces différences pour sortir son épingle du jeu et obtenir ce qu’elle veut.

Elle a compris qu’on ne lutte pas contre un système en se mettant en dehors : mais en restant à l’intérieur et en faisant ce qu’on peut à son niveau.

Lady Mary Crawley

(Michelle Dockery)

C’est une peste, une enfant gâtée. Elle est l’ainée des enfants, et à ce titre, c’est elle qui deviendra Comtesse quand elle aura épousé l’héritier du titre. Oui mais voilà, quand il meurt avec le naufrage du Titanic, elle se voit proposer d’épouser l’héritier suivant sur la liste : Matthew Crawley, cousin au troisième degré de Lord Grandham. Et ça ne lui plait pas du tout… Sans même avoir appris à le connaitre, elle ne l’aime pas. Mieux, elle le méprise. Pour quelle raison ? Parce qu’il ne fait pas parti de son monde. Il n’a pas été élevé dans l’aristocratie. Et le comble de l’humiliation trouve-t-elle : il travaille !

Elle est par ailleurs méchante et mesquine : si elle est malheureuse, les autres, sa sœur Edith en particulier, doivent êtres malheureux aussi.

Pour elle, les changements économiques et sociaux de la société anglaise auront également comme conséquence de l’amener très difficilement à changer sa manière d’être et de faire !

Lady Edith Crawley

(Laura Carmichael)

La deuxième des trois filles de Lord et Lady Grandham et la moins gâtée par la nature…

Elle n’est pas particulièrement jolie, ni d’une grande intelligence (sans être bête pour autant !) et elle est le souffre-douleur de Mary.

Et étant bien consciente de tout cela, elle a un côté profondément triste. Ce n’est pas une battante, et sans le soutien de sa tante (Lady Rosamund) dont elle est très proche, elle se laisserait volontiers aller à la déprime.

Pour elle, à la différence de sa sœur ainée, les changements dans la société seront une véritable opportunité et elle s’épanouira avec l’émancipation des femmes !

Elle est aussi attachante que sa sœur Mary est repoussante !

Lady Sybil Crawley

(Jessica Brown Findlay)

La plus jeune des trois sœurs. C’est elle qui fait le lien et apaise les tensions entre ses deux ainées.

Elle est une avant-gardiste. Elle milite et se bat pour les droits des femmes, pour une plus grande égalité des classes sociales.

Elle incarne le changement dans cette famille !

Les domestiques

Charles Carson

(Jim Carter)

M. Carson est le fidèle allié du Comte dans leur résistance au changements de ce début du XXème siècle. Bien que cela puisse sembler paradoxal, il lutte pour que les choses restent telles qu’il les a toujours connues. Il ne veut pas que « les petites gens » aient des droits, et il ne veut pas non plus que les nobles soient considérés comme n’importe quels êtres humains.

Si c’est possible il est encore plus conservateur que la Comtesse douairière !

Il est d’une grande exigence dans le travail : que ce soit le sien en tant que majordome de la maison, mais aussi de tous ceux qui travaillent sous ses ordres. Et dans cette série ou deux mondes se côtoient, M Carson est le maître de ce second univers…

Elsie Hughes

(Phyllis Logan)

Mme Hughes est l’alter ego de la Comtesse. Et aussi le binôme de Carson : il s’occupe des hommes qui travaillent dans la maison, elle s’occupe des femmes. Au début du XXème siècle la mixité était encore loin…

Discrètement mais sûrement, elle amènera M. Carson à accepter qu’il ne pourra lutter indéfiniment contre les changements de société.

Elle aussi est très exigeante avec les femmes de chambre, les servantes, cuisinières, et aides cuisinières qui travaillent sous ses ordres. Elle est toutefois plus souples que son binôme, et fait montre de beaucoup plus d’humanité quand il s’agit d’aider son prochain ou de lui accorder le droit à l’erreur.

M. John Bates

Brendan Coyle)

Il est le valet de chambre du Comte et aussi son confident.

Ils ont servis ensemble dans l’armée britannique et c’est, au départ, ce qui les lie. Par la suite, la relation évoluant, leur lien se renforce et la confiance devient indéfectible. John Bates est d’une loyauté sans faille au Comte

C’est un personnage très intéressant : quand il apparait, il est blessé, handicapé même, par une ancienne blessure de guerre. Dans cet état et en ce début du XXème siècle il a peu de chance de trouver un emploi et de pouvoir subvenir à ses besoins. Et le Comte, en l’acceptant comme valet de chambre, lui offre une chance de reconstruire sa vie. Par la suite il lui arrivera tout un tas de difficultés, et pas des moindre. Mais toujours il se relèvera. C’est un personnage qui a une extraordinaire capacité de résilience.

Thomas Barrow

(Rob James-Collier)

Il entre au service de la famille très jeune comme premier valet de pied. Mais il est ambitieux et n’entend pas rester au bas de l’échelle sociale de son monde. Et il est prêt à tout pour arriver à ses fins. Même à être malhonnête, à tricher et à mentir.

Puis la guerre arrive et il est appelé à servir sous les drapeaux…

Au départ vil et mesquin, Thomas Barrow apprendra tant bien que mal, que des relations harmonieuses avec les autres aident grandement dans la vie… Mais parce qu’il ne s’aime pas et ne s’accepte pas, il est convaincu que les autres ne peuvent pas l’aimer et l’accepter. 

C’est sans doute le personnage qui évolue le plus durant les 13 années de la série. Et ce n’est pas toujours sans heurts.

Anna

(Joanne Froggatt)

Elle est la femme de chambre et confidente de Lady Mary. Elle est d’ailleurs l’une des seule à aimer sincèrement cette peste qu’est sa maîtresse.

Elle parvient à voir en Mary ce que les autres ne voient pas : ses peurs, ses doutes, ses faiblesses.

Elle est d’une grande intelligence relationnelle et c’est grâce à elle qu’on ne déteste pas complètement Mary.

Tout comme John Bates, Anna est un personnage à très forte résilience : quoi qu’il lui arrive, elle le traverse et grandit en apprenant de ses expériences.

 

Je ne présente ici que les personnages principaux de chaque univers : il en reste beaucoup d’autres à découvrir dans cette formidable série ! Et si ils ne sont pas présentées ici ce n’est pas qu’ils manquent d’intérêt loin s’en faut !

Downton Abbey, série TV, série
Le deuxième univers...

 

  • Ce que j’aime dans cette série.

On voit ici évoluer deux mondes en parallèles. Mieux en symbiose. En effet, tout ce qui affecte l’un des univers fini toujours par affecter l’autre.  

Quand les héritiers du titre meurent, on pourrait croire que cela n’affecterait que la famille. Mais il n’en est rien ! Cela impacte aussi le quotidien de l’autre univers du château : les domestiques. Parce que selon les choix que fera le nouvel héritier, leur vie se verra radicalement transformée elle aussi…

Dans l’autre sens c’est peut-être moins évident, mais ce qui touche le monde des domestiques a également un impact sur la famille. Ne serait-ce qu’une rumeur de femme de chambre qui tomberait enceinte alors qu’elle n’est pas mariée et c’est toute la maison qui subit le scandale.  Ainsi, les domestiques se doivent eux aussi, de tenir le rang de la famille qu’ils servent.

 

Tous les personnages sont très travaillés : même ceux que l’on n’aime pas, qui sont repoussants et détestables, ont un background très bien construit. Ils ne sont pas « méchants » parce qu’il faut un méchant dans l’histoire. Non. Leurs comportements s’expliquent par leur histoire, leur parcours de vie. Et même si on ne partage pas leur vision des choses, on peut les comprendre.

 

  • Fiche technique. (source : Wikipédia)

Titre original

Downton Abbey

Genre

Série dramatique historique (costume drama)
et soap opera

Création

Julian Fellowes

Production

Gareth Neame

Acteurs principaux

Hugh Bonneville
Elizabeth McGovern
Maggie Smith
Michelle Dockery
Laura Carmichael
Jim Carter
Penelope Wilton

Musique

John Lunn

Pays d'origine

Royaume-Uni

Chaîne d'origine

ITV1

Nb. de saisons

6

Nb. d'épisodes

52

Durée

~ 50 minutes (66 minutes : Season Premieres et Finals ; 92 minutes : Christmas specials)

Diff. originale

26 septembre 2010 – 25 décembre 2015

Downton Abbey, série TV, série
Highclere Castle. Demeure de la famille Crawley.
  • Pour la petite histoire.

A une exception près, les acteurs de cette série ne sont pas particulièrement connus quand ils commencent à jouer dans Downton.

Sauf Maggie Smith qui incarne Lady Violet Comtesse douairière. En Angleterre, elle est célèbre pour ses rôles Shakespeariens.

Et sur la scène internationale, elle est connue pour son rôle du professeur MacGonagall dans la saga Harry Potter. Elle a également joué un autre rôle de noble dans une autre création de Julian Fellowes : la Comtesse de Trentham dans Gosford Park

Il est étonnant aussi de savoir que les acteurs ne savaient pas d’un tournage à l’autre, d’un épisode à un autre, ce qu’il adviendrait de leur personnage. Et c’est peut-être ce qui fait que le scénario global sonne tellement juste. Les événements, heureux ou malheureux, arrivent comme dans la vraie vie : sans crier gare.

Une mention spéciale pour les costumes ! Il sont tous magnifiques et les costumières ont eu un travail phénoménal sur cette série! En effet, les dames de la noblesse Anglaises se changeaient plusieurs fois par jour. Et il était inconcevable de porter en public deux fois la même toilette ! Certaines robes ont donc été achetées spécialement pour la série, mais pour ne pas faire exploser les budgets, certains costumes ont été loués et d’autres sont des assemblages de trouvailles faites sur différents marchés aux puces et vides grenier…

Regardez bien les robes de la comtesse douairière : elles sont tout simplement splendides. Et il n’est pas étonnant que ce soient celles-là qui aient demandés le plus de travail…

Série historique, elle est très bien documentée et, Julian Fellowes le scénariste, reconnait s’être inspiré de certaines familles et personnalités de la noblesse anglaise, sans toutefois les nommer de crainte dit-il, que les personnes en question ne le prennent mal…

L’un de ses source d’inspiration semble être la famille du 5ème comte de Carnavon qui est l’ancêtre des propriétaires de château de Highclere : lieu de tournage de la série !

Downton Abbey, série TV, série
Le Comte et Carson

Vous avez aimé cet article? Vous avez des questions ? Des remarques ?

Partagez les moi dans les commentaires ! Je serai ravie d’échanger avec vous ! 😉

Pour voir et/ou offrir cette série, suivez le lien :

"Dowton Abbey", intégrale saison 1 à 6

Voir les commentaires

Sherlock

Publié le par Gwladys Jativa

Réplique emblématique.

« Après une longue tirade de Sherlock Holmes, Watson époustouflé répond :

  • Extraordinaire… !
  • Vraiment ?
  • Oui, c’est tout à fait extraordinaire !
  • Ah… Ce n’est pas ce qu’on me dit d’habitude…
  • Ah bon ? Qu’est-ce qu’on vous dit d’habitude ?
  • Va te faire foutre. »

En résumé.

Qui ne connait pas Sherlock Holmes ? Personnage de fiction mythique créé par Sir Arthur Conan Doyle, il est l’archétype du détective.

Il y a eu de multiples séries et films sur ce personnage. La série la plus ancienne dont je me souvienne s’intitulait déjà « Sherlock Holmes » et le personnage principal était incarné par Jérémy Brett. J’adorais son nez un peu crochu, son regard d’aigle et son jeu d’acteur qui ont fait de lui un Sherlock Holmes très convaincant.

Il y a, plus récemment, la série « Elementary » qui reprend l’œuvre de Conan Doyle avec quelques changements majeurs : elle se passe au XXème siècle, John Watson devient Joan Watson et est une femme, etc.

Il existe également une série d’animation télévisée de Sherlock Holmes du célèbre réalisateur japonais : Hayao Miyazaki. Ou Sherlock est un renard très très rusé (comme il se doit) !

En 2009 sortait le film « Sherlock Holmes » avec Robert Downey Jr (alias Iron Man) dans le rôle-titre, et Jude Law incarnant Watson.

En 2011, sort le deuxième opus : « Sherlock Holmes : jeu d’ombres » avec les mêmes acteurs, on ne change pas une équipe qui gagne...

Dans « Sherlock », cette mini-série Anglaise que je vous présente aujourd’hui, il y a également quelques adaptions non négligeables de l’univers de Conan Doyle. La principale étant que la série se déroule au XXIème siècle.

Sherlock est toujours aussi inadapté au monde et aux relations sociales. Toutefois, il maitrise plus que bien les outils technologiques ! Comme tout ce qu’il fait d’ailleurs…  

 

Les personnages principaux.

Sherlock Holmes

(Benedict

Cumberbatch)

Sociopathe. Dépendant à divers substances. Et supérieurement intelligent. Il observe de manière aigüe tout ce qui l’entoure et en tire des conclusions. Parfois il émet quelques suppositions, mais c’est somme toute assez rare. Tout son génie tient dans le fait qu’il observe autant ce qui relève de la vue, mais aussi ce qu’il entend tout autant que ce qu’il n’entend pas (un silence en dit parfois plus long que toute une tirade…), ce qu’il sent, et parfois même ce qu’il goute…

Comme dans les livres, Holmes joue du violon quand il réfléchit, et parfois quand il est agacé, ou encore quand il s’ennuie.   

Parfois on pourrait le croire méchant. En fait, il n’est tout simplement pas conscient de l’impact émotionnel de ce qu’il énonce comme des faits.

On pourrait dire de lui la même chose que ce qu’Hermione dit à Ron dans « L’ordre du Phenix » : il a la capacité émotionnelle d’une petite cuillère…

John Watson

(Martin Freeman)

Médecin militaire. Quand il rencontre Holmes, il tente de se remettre d’une blessure reçue en Afghanistan.

A l’inverse de Holmes il est plutôt d’une nature sociable bien qu’assez solitaire.

Dans cette série, Watson sert en quelque sorte d’interface entre Sherlock Holmes, totalement inadapté à la société, et les autres personnes avec lesquelles ce dernier est amené à interagir.

Ainsi il amène parfois Holmes à taire certaines remarques, mais aussi à se livrer plus au niveau émotionnel. Ce qui est un vrai challenge !

Mycroft Holmes

(Marc Gatiss)

 Le plus intelligent des deux frères. Ce qui n’est pas peu dire étant donné le niveau déjà élevé de Sherlock Holmes…

Et encore plus solitaire, et très probablement inadapté lui aussi.

Dans les livres on en sait assez peu sur Mycroft. Ici on le découvre un peu plus : très attaché à son frère, même si il semble passer son temps à vouloir convaincre tout le monde du contraire, et impliqué au premier plan dans le gouvernement anglais (Sherlock dit de lui « il EST le gouvernement »).

Inspecteur Lestrade

(Rupert Graves)

En comparaison de Sherlock Holmes il passe pour le benêt de service…

Pourtant dans cette série, Lestrade à un côté touchant et très humain. Même si Sherlock le laisse parfois pantois, il semble le comprendre et lui accorder une grande confiance tout en passant outre les exubérances de notre personnage.

Lorsqu’il recommande Holmes à un collègue, il lui dit : « Je sais que c’est ton enquête, mais accordes lui 5 minutes. Ecoutes très attentivement ce qu’il te dit. Et essaye de ne pas le tuer… »

 

Ce que j’aime dans cette série.

Tout d’abord elle est courte. 12 épisodes au total. Même si, pour le coup, on aurait sans doute apprécié de retrouver ce personnage tellement attachant pour quelque saisons encore.

Ensuite, et ce malgré les adaptations temporelles, elle respecte l’œuvre originale.

La plupart des aventures de la série sont de réelles adaptations des romans de Conan Doyle. On retrouve par exemple « Le Chien des Baskerville », mais aussi « Une étude en rouge » (qui pour le coup devient une étude en rose) et encore « Le Dernier Problème », etc.

Alors certes, on ne retrouve pas les chutes du Reichenbarch, qui signent la fin de Moriarty dans les œuvres littéraires. En fait, on ne les retrouve pas comme on les connait en tant que lecteurs de Conan Doyle. Néanmoins j’aime beaucoup la transposition qui en est faite : je la trouve assez exceptionnelle. Je n’en dévoilerai pas plus : je ne voudrai pas gâcher le plaisir de ceux de mes lecteurs qui n’ont pas encore regardé cette série que je vous recommande vivement. 

 

Fiche technique.

Création

Mark Gatiss
Steven Moffat
d'après l'œuvre de Sir Arthur Conan Doyle

Production

Sue Vertue

Acteurs principaux

Benedict Cumberbatch
Martin Freeman
Rupert Graves
Mark Gatiss
Andrew Scott

Musique

David Arnold
Michael Price

Pays d'origine

Royaume-Uni

Chaîne d'origine

BBC One

Nb. de saisons

4

Nb. d'épisodes

12 + 1 hors-série

 

 

Pour la petite histoire.

Les deux acteurs principaux tourneront encore ensemble après cette série.

En effet, nous retrouverons Martin Freeman (le bon docteur Watson) dans la peau de Bilbon Sacquet dans la trilogie du Hobbit. Et Benedict Cumberbatch me direz-vous ? Il incarne le dragon Smaug ! Il a joué ce rôle entièrement en Motion Captur. Mais ce n’est pas tout ! Il incarne un autre personnage dans cette trilogie… Vous ne voyez pas ?... C’est lui qui joue… Sauron !

Benedict Cumberbatch semble d’ailleurs apprécier les rôles de sociopathes… Il incarne magnifiquement le personnage d’Alan Turing dans le film « Imitation Game » en 2014. Certes le personnage n’est peut être pas tout à fait sociopathe, mais il n’était pas tout à fait sociable non plus… Un film magnifique et très instructif que je vous recommande.

Un an auparavant, en 2013, il joue dans Star Strek « Into the Darkness » de J.J.Abrams. Il y incarne le personnage de Khan Noonien Singh…Pas vraiment un personnage gentil et sympathique non plus… Quoiqu’il ne soit pas totalement méchant non plus : quand on connait son histoire on arrive même à avoir de la compassion pour lui. Mais on est loin du Mahatma Gandi…

En 2016, il joue à nouveau deux rôles dans un seul et même film… Avez-vous une idée ?  

Le plus facile d’abord : c’est dans le film « Docteur Strange », il joue…Stephen/Docteur Strange. Il est certes du côté des « gentils » mais côté empathie, compréhension de ses interlocuteurs, il a encore du boulot…

Et ce n’est pas le seul personnage qu’il incarne dans ce film ! Comme dans le Hobbit, il joue ce second rôle tout en Motion Captur. Il incarne Dormammu, LE grand méchant du film.

Vous avez aimé cet article? Vous avez des questions ? Des remarques ?

Partagez les moi dans les commentaires ! Je serai ravie d’échanger avec vous ! 😉

Et si vous souhaitez regarder/offrir cette série, vous pourrez la trouver en cliquant sur le lien ci-dessous :


« Sherlock », l’intégrale

Voir les commentaires